Hausse du gasoil : la Ligue des consommateurs redoute un nouvel effet domino sur les ménages


(Ouagadougou, 15 août 2026) – La hausse du prix du gasoil de 675 à 750 FCFA le litre préoccupe la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB). Face à cette nouvelle pression sur le pouvoir d’achat, son président, Marcel Kouraogo, appelle à des mesures urgentes pour empêcher que l’augmentation du carburant ne se transforme en nouvelle flambée des prix.

Marcel Kouraogo


Prenant acte de la décision gouvernementale, le président de la LCB estime que « toute hausse dans le secteur des hydrocarbures fragilise davantage le pouvoir d’achat des ménages et accentue la vie chère ». Une inquiétude d’autant plus forte que la Ligue dit avoir constaté, ces dernières semaines, des ruptures de carburant dans plusieurs zones frontalières.


Selon Marcel Kouraogo, ces tensions seraient en partie liées à des détournements de carburant subventionné vers les pays voisins. « Des réseaux illicites détournaient le carburant subventionné en ravitaillant des camions-citernes à destination des pays voisins », affirme-t-il, appelant à renforcer les contrôles et à sanctionner les pratiques frauduleuses.


La LCB demande surtout que la hausse du gasoil ne serve pas de prétexte à une augmentation généralisée des tarifs. Elle propose notamment un moratoire avec les transporteurs pour geler les prix du transport en commun et du fret routier. Elle appelle également l’État à réinjecter d’éventuels surplus fiscaux dans le soutien aux produits de grande consommation.


Cette vigilance intervient alors que la Ligue dit déjà constater une hausse des prix du riz, de l’huile, des œufs, de la viande, du poisson et des légumes. Pour Marcel Kouraogo, le risque est désormais de voir la hausse du carburant amplifier une inflation qui pèse déjà sur les ménages.



À quelques semaines de la rentrée 2026-2027, la LCB se félicite par ailleurs du plafonnement des frais de scolarité dans les établissements privés, qu’elle considère comme une réforme importante pour protéger les familles. Elle appelle toutefois les autorités à renforcer les contrôles afin d’éviter les contournements de la réglementation.


Pour la Ligue, le mot d’ordre reste clair : préserver le pouvoir d’achat des Burkinabè, dans un contexte où chaque hausse de coût peut rapidement se répercuter sur le panier de la ménagère.

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