BURKINA đŸ‡§đŸ‡« :COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 29 MAI 2026

Le Conseil des ministres s’est tenu Ă  Ouagadougou, le vendredi 29 mai 2026, en sĂ©ance ordinaire, de 09 H 00 mn Ă  12 H 45 mn, sous la prĂ©sidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, PrĂ©sident du Faso, PrĂ©sident du Conseil des ministres.

Il a dĂ©libĂ©rĂ© sur les dossiers inscrits Ă  son ordre du jour, entendu une communication orale, procĂ©dĂ© Ă  des nominations, Ă  des rĂ©vocations et autorisĂ© des missions Ă  l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA PRIMATURE
Le Conseil a adoptĂ© un dĂ©cret portant rĂšglementation des frais de scolaritĂ© dans les structures privĂ©es d’enseignement.
Le systĂšme Ă©ducatif national connaĂźt depuis plusieurs annĂ©es, une augmentation progressive des frais de scolaritĂ© pratiquĂ©s par certains Ă©tablissements d’enseignement privĂ© prĂ©scolaire, post-primaire, secondaire et supĂ©rieur.

L’absence d’un mĂ©canisme harmonisĂ© de rĂ©gulation de ces frais entraĂźne d’importantes disparitĂ©s entre les Ă©tablissements scolaires et suscite des prĂ©occupations rĂ©currentes au sein des communautĂ©s Ă©ducatives notamment chez les parents d’élĂšves.
Face Ă  cette situation, le Gouvernement a dĂ©cidĂ© de rĂšglementer les frais de scolaritĂ© dans les Ă©tablissements privĂ©s d’enseignement en tenant compte de la viabilitĂ© Ă©conomique de ces structures Ă©ducatives.

Ce dĂ©cret vise Ă  fixer les conditions applicables aux frais de scolaritĂ© dans les Ă©tablissements privĂ©s d’enseignement. Il dĂ©finit les catĂ©gories de frais selon les ordres d’enseignement, leurs modalitĂ©s de rĂ©vision ainsi que les mĂ©canismes de contrĂŽle et de sanction en cas de non-respect des dispositions rĂšglementaires.
L’adoption de ce dĂ©cret permet une meilleure rĂ©gulation des frais de scolaritĂ© dans les Ă©tablissements privĂ©s d’enseignement en vue de contribuer Ă  l’amĂ©lioration de l’accĂšs Ă  l’éducation.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.

Le premier dĂ©cret porte modalitĂ©s de rĂ©alisation et de validation de l’audit environnemental et social rĂ©gulier.
Ce dĂ©cret est une relecture du dĂ©cret n°2015-1200/PRES-TRANS/PM/MERH/MME/MICA/MS/MIDT/MCT du 28 octobre 2015 portant modalitĂ©s de rĂ©alisation de l’audit environnemental. AprĂšs une dĂ©cennie d’application dudit dĂ©cret des insuffisances ont Ă©tĂ© constatĂ©es notamment, la longueur des dĂ©lais d’instruction, de traitement et de validation des rapports d’audits et la non-dĂ©termination de la performance environnementale des entreprises aprĂšs audit.

La relecture du dĂ©cret vise Ă  corriger lesdites insuffisances et Ă  introduire certaines innovations. Il s’agit entre autres de :

  • la rĂ©duction substantielle des dĂ©lais d’instruction, de traitement et de validation des dossiers qui passent de 60 Ă  16 jours ;
  • la prĂ©cision des Ă©tapes de validation ;
  • l’institution d’un certificat de performance dans le but d’encourager les entreprises respectueuses de l’environnement ;
  • l’introduction du principe de dĂ©lĂ©gation de signature des avis de conformitĂ© environnementale et sociale ;
  • l’élaboration d’un plan-type de rĂ©daction du rapport d’audit environnemental et social.

L’adoption de ce dĂ©cret permet d’amĂ©liorer le cadre rĂšglementaire de rĂ©alisation des audits environnementaux au Burkina Faso.

Le deuxiÚme décret porte liste des activités, projets, plans, programmes et politiques soumis à évaluations environnementales et sociales.
L’article 29 de la loi n°006-2013/AN du 02 avril 2013 portant Code de l’environnement dispose que « la liste des activitĂ©s ainsi que des plans, programmes et politiques soumis Ă  Ă©valuation environnementale est Ă©tablie par dĂ©cret pris en Conseil des ministres sur proposition du ministre chargĂ© de l’environnement ».
Ce dĂ©cret vise Ă  se conformer Ă  l’esprit du Code de l’environnement et Ă  prendre en compte de nouvelles activitĂ©s.

Les innovations majeures dudit décret portent sur :

  • la consĂ©cration de la liste des activitĂ©s, projets, plans, programmes et politiques soumis Ă  Ă©valuations environnementales et sociales ;
  • la prise en compte notamment des vergers, des fermes agricoles et des champs expĂ©rimentaux, des parcs de vaccination, des aires et zones de pĂąture, des forages pastoraux, des plans, programmes et projets relatifs aux mines et Ă  la gĂ©ologie, des zones Ă©conomiques spĂ©ciales et des parcs industriels ;
  • la possibilitĂ© de changer la catĂ©gorisation des activitĂ©s Ă  l’occasion du cadrage de l’étude d’évaluation des projets.
    L’adoption de ce dĂ©cret permet d’amĂ©liorer le cadre juridique relatif aux Ă©valuations environnementales et sociales.

Le troisiĂšme dĂ©cret porte approbation des statuts particuliers de l’Agence nationale des Ă©valuations environnementales (ANEVE).
Ce dĂ©cret est une relecture du dĂ©cret n°2024-0192/PRES-TRANS/PM/MEEA/MEFP du 07 mars 2024 portant approbation des statuts particuliers de l’Agence nationale des Ă©valuations environnementales. Cette relecture fait suite au remaniement gouvernemental du 12 janvier 2026 qui a consacrĂ© la suppression du ministĂšre de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement et la crĂ©ation du ministĂšre de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques auquel l’ANEVE est dĂ©sormais rattachĂ©e.

Les principales innovations de ce décret sont :

  • la suppression du secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral ;
  • la crĂ©ation d’une cellule d’appui technique ;
  • la crĂ©ation de services rattachĂ©s au directeur gĂ©nĂ©ral ;
  • l’augmentation du nombre d’administrateurs reprĂ©sentant le ministĂšre de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques au Conseil d’administration de l’Agence ;
  • la rĂ©duction du nombre de membres observateurs au Conseil d’administration de l’Agence.
    L’adoption de ce dĂ©cret permet de doter l’Agence nationale des Ă©valuations environnementales de textes rĂšglementaires en vue d’accomplir efficacement ses missions.

Le quatriÚme décret porte conditions et procédures de réalisation et de validation des évaluations environnementales et sociales.
Ce dĂ©cret est une relecture du dĂ©cret n°2015-1187/PRES-TRANS/PM/MERH/MATD/MME/MS/MARHASA/MRA/MICA/MHU/ MIDT/MCT du 22 octobre 2015 portant conditions et procĂ©dures de rĂ©alisation et de validation de l’évaluation environnementale stratĂ©gique, de l’étude et de la notice d’impact environnemental. Cette relecture vise Ă  corriger les insuffisances relevĂ©es dans son application.

Les innovations majeures du nouveau décret sont :

  • la rĂ©duction des dĂ©lais de traitement des demandes d’avis environnementaux qui passent de 122 Ă  26 jours ;
  • l’introduction du principe de dĂ©lĂ©gation de signature des avis environnementaux ;
  • l’introduction d’un dĂ©lai de 5 ans incluant le temps de mise en Ɠuvre du projet pour la rĂ©alisation du premier audit environnemental et social ;
  • la fixation d’un dĂ©lai de 15 jours pour notifier les prescriptions de fouilles archĂ©ologiques prĂ©ventives au promoteur ;
  • l’introduction de la prise d’un arrĂȘtĂ© du ministre chargĂ© de l’environnement pour les prescriptions gĂ©nĂ©rales ainsi que l’élaboration des prescriptions environnementales et sociales par la structure en charge des Ă©valuations environnementales ;
  • la dĂ©termination claire des Ă©tapes de validation ;
  • la mise en exergue du patrimoine culturel et des procĂ©dures pour la conduite des fouilles archĂ©ologiques.
    L’adoption de ce dĂ©cret permet d’amĂ©liorer le cadre juridique relatif aux Ă©valuations environnementales et sociales au Burkina Faso.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts particuliers de la GRANDE IMPRIMERIE DU FASO (GIF).
L’adoption de ce dĂ©cret permet de doter la GRANDE IMPRIMERIE DU FASO de textes rĂ©glementaires en vue d’accomplir ses missions, conformĂ©ment Ă  la loi n°025/99/AN du 16 novembre 1999 portant rĂšglementation gĂ©nĂ©rale des sociĂ©tĂ©s Ă  capitaux publics.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
Le Conseil a adoptĂ© un dĂ©cret portant modification du dĂ©cret n°2025-1286/PF/PRIM/MAECRBE/MDAC/MEF/MFPTPS du 10 octobre 2025 portant conditions gĂ©nĂ©rales d’affectation et de sĂ©jour, ainsi que les modalitĂ©s de rĂ©munĂ©ration et les avantages applicables au personnel des Missions diplomatiques et Postes consulaires du Burkina Faso.
AprĂšs l’adoption dudit dĂ©cret, sa mise en application a rĂ©vĂ©lĂ© des insuffisances liĂ©es notamment Ă  l’interprĂ©tation de certaines dispositions, Ă  la non-prise en compte de catĂ©gories spĂ©cifiques de personnel ainsi qu’à l’évolution de paramĂštres administratifs intervenus Ă  posteriori.
La présente modification vise à remédier aux difficultés constatées.

L’adoption de ce dĂ©cret permet de renforcer le dispositif rĂšglementaire applicable au personnel des Missions diplomatiques et Postes consulaires du Burkina Faso.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier dĂ©cret porte crĂ©ation d’une sociĂ©tĂ© d’économie mixte Ă  participation publique majoritaire, dĂ©nommĂ©e SociĂ©tĂ© industrielle burkinabĂš de matĂ©riels hydrauliques (SOCIMAH).
Le secteur de l’eau au Burkina Faso fait face Ă  des dĂ©fis majeurs liĂ©s Ă  l’approvisionnement, Ă  la maintenance et Ă  la modernisation des infrastructures. L’extension continue des rĂ©seaux d’adduction d’eau potable entraĂźne Ă©galement des besoins croissants en compteurs d’eau, en matĂ©riels hydrauliques, en Ă©quipement de maintenance ainsi qu’en produits de chloration. Ces Ă©quipements sont quasiment importĂ©s notamment par l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA), qui acquiert annuellement plus de 130 000 compteurs d’eau.
Face Ă  ces contraintes et au regard des enjeux de souverainetĂ© Ă©conomique de notre pays, le Gouvernement a dĂ©cidĂ© de la crĂ©ation de la SociĂ©tĂ© industrielle burkinabĂš de matĂ©riels hydrauliques (SOCIMAH). Il s’agit d’un complexe industriel national spĂ©cialisĂ© dans la fabrication et l’assemblage de compteurs d’eau intelligents Ă  prĂ©paiement, de matĂ©riels et outillages hydrauliques.

La SOCIMAH est une sociĂ©tĂ© d’économie mixte Ă  participation majoritaire de l’Etat. Son capital social est fixĂ© Ă  1 000 000 000 F CFA reparti entre l’Etat (70%) et le secteur privĂ© (30%).
L’adoption de ce dĂ©cret permet la crĂ©ation de la sociĂ©tĂ© d’économie mixte dĂ©nommĂ©e SociĂ©tĂ© industrielle burkinabĂš de matĂ©riels hydrauliques.

Le second dĂ©cret porte crĂ©ation d’une sociĂ©tĂ© d’Etat dĂ©nommĂ©e GRANDE IMPRIMERIE DU FASO (GIF).
Le Burkina Faso fait face Ă  un enjeu structurel majeur liĂ© Ă  la gestion des activitĂ©s d’impression et de reprographie de l’administration. Ces activitĂ©s sont essentiellement rĂ©alisĂ©es par des prestataires externes gĂ©nĂ©rant des surcoĂ»ts significatifs pour l’Etat, des risques Ă©levĂ©s de fuite d’informations sensibles et des dĂ©lais de production parfois incompatibles avec les exigences administratives.

La crĂ©ation de la GRANDE IMPRIMERIE DU FASO apparaĂźt comme une nĂ©cessitĂ© stratĂ©gique permettant entres autres une rĂ©duction significative des dĂ©penses publiques liĂ©es Ă  l’impression et une meilleure maĂźtrise des flux documentaires de l’Etat.
La GRANDE IMPRIMERIE DU FASO a pour objet la conception, la production, la sĂ©curisation et la diffusion de documents officiels et administratifs. Elle est notamment chargĂ©e de l’impression des documents administratifs officiels de l’Etat et des manuels scolaires. A ce titre, la GRANDE IMPRIMERIE DU FASO a l’ambition de participer Ă  la politique nationale de souverainetĂ© documentaire et de sĂ©curisation des titres publics. Son capital social est de 5 000 000 000 F CFA, entiĂšrement dĂ©tenu par l’Etat.
L’adoption de ce dĂ©cret permet la crĂ©ation de la GRANDE IMPRIMERIE DU FASO, conformĂ©ment Ă  la loi n°025/99/AN du 16 novembre 1999 portant rĂšglementation gĂ©nĂ©rale des sociĂ©tĂ©s Ă  capitaux publics.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.
Le premier dĂ©cret porte approbation des statuts particuliers de l’Agence nationale de biosĂ©curitĂ© (ANB).
Ce dĂ©cret est une relecture du dĂ©cret n°2015-874/PRES/PM/MRSI/MARHASA/MS/MRA du 14 juillet 2015 portant approbation des statuts particuliers de l’Agence nationale de biosĂ©curitĂ©.
Les innovations majeures du décret sont :

  • la crĂ©ation d’un bureau comptable matiĂšres, d’une cellule interne de management de la qualitĂ© et d’un service des Ă©tudes et de la planification ;
  • la prise en compte des nouvelles technologies issues des biotechnologies modernes ;
  • la prise en compte de la biosĂ©curitĂ© dans les attributions de l’ANB ;
  • le renforcement du rĂŽle de l’Agence dans la formation et la certification des compĂ©tences en biosĂ©curitĂ© ;
  • la prise en compte de nouvelles structures dans le Conseil d’administration et l’augmentation du nombre d’administrateurs.

L’adoption de ce dĂ©cret permet Ă  l’Agence nationale de biosĂ©curitĂ© de se doter de nouveaux textes rĂšglementaires en vue d’accomplir efficacement ses missions, conformĂ©ment au dĂ©cret n°2014-612/PRES/PM/MEF/MFPTSS du 24 juillet 2014 portant statut gĂ©nĂ©ral des Ă©tablissements publics de l’Etat Ă  caractĂšre scientifique, culturel et technique et son modificatif du 31 dĂ©cembre 2025.

Le deuxiĂšme dĂ©cret porte attributions, composition, organisation et fonctionnement de l’Observatoire national de biosĂ©curitĂ© (ONB).
Ce dĂ©cret est une relecture du dĂ©cret n°2015-444/PRES-TRANS/PM/MRSI/MEF du 09 avril 2015 portant attributions, composition, organisation et fonctionnement de l’Observatoire national de biosĂ©curitĂ©.
Depuis sa crĂ©ation en 2015, l’Observatoire national de biosĂ©curitĂ© peine Ă  accomplir convenablement ses missions dans la mesure oĂč le dĂ©cret qui le rĂ©git le rattache au ministĂšre en charge de la recherche comme un secrĂ©tariat permanent alors que la loi n°064-2012/AN du 20 dĂ©cembre 2012 portant rĂ©gime de sĂ©curitĂ© en matiĂšre de biotechnologie le prĂ©voit comme un organe consultatif.

La relecture du dĂ©cret vise Ă  corriger ce dysfonctionnement en vue de renforcer l’efficacitĂ© de l’ONB.
Les innovations majeures du décret sont :

  • la prĂ©cision du statut de l’ONB en tant qu’organe consultatif de l’Agence nationale de biosĂ©curitĂ© (ANB) ;
  • la rĂ©duction des membres de 33 Ă  22 ;
  • la suppression du personnel de l’Agence comme membre statutaire de l’ONB ;
  • la rĂ©duction de la durĂ©e des sessions Ă  deux jours au maximum ;
  • la prise en compte du secrĂ©tariat de l’ONB qui est dĂ©sormais assurĂ© par la direction de la prospective et de la coopĂ©ration de l’ANB.
    L’adoption de ce dĂ©cret permet Ă  l’Observatoire national de biosĂ©curitĂ© d’accomplir efficacement ses missions.

Le troisiÚme décret porte attributions, composition, organisation et fonctionnement du Comité scientifique national de biosécurité.
Ce décret est une relecture du décret n°2015-253/PRES-TRANS/PM/MRSI/MEF du 17 mars 2015 portant attributions, composition, organisation et fonctionnement du Comité scientifique national de biosécurité (CSNB), en vue de corriger les insuffisances constatées dans ledit décret.

Les innovations majeures de ce décret sont :

  • l’élargissement de la mission du CSNB Ă  tous les produits de biotechnologie et Ă  la biosĂ»retĂ© ;
  • l’instauration d’un mandat de 5 ans renouvelable une fois pour tous les membres ;
  • la nomination du prĂ©sident du CSNB par arrĂȘtĂ© du ministre chargĂ© de la recherche et de l’innovation ;
  • la prise en compte du secrĂ©tariat du CSNB dĂ©sormais assurĂ© par la Direction de gestion des biorisques et de la biosĂ©curitĂ© de l’Agence nationale de biosĂ©curitĂ© ;
  • l’introduction d’une dĂ©claration d’absence de conflit d’intĂ©rĂȘt signĂ©e par les membres du ComitĂ© avant le dĂ©but de chaque session d’évaluation de dossier.
    L’adoption de ce dĂ©cret permet au ComitĂ© scientifique national de biosĂ©curitĂ© d’accomplir efficacement ses missions.

Le quatriĂšme dĂ©cret porte organisation du ministĂšre de l’Enseignement supĂ©rieur, de la recherche et de l’innovation.
Ce dĂ©cret est une relecture du dĂ©cret n°2024-1226/PRES/PM/MESRI du 28 octobre 2024 portant organisation du ministĂšre de l’Enseignement supĂ©rieur, de la recherche et de l’innovation. Cette relecture vise Ă  prendre en compte les rĂ©formes majeures dans l’organisation et le fonctionnement dudit ministĂšre et Ă  le conformer au dĂ©cret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er dĂ©cembre 2025 portant organisation-type des dĂ©partements ministĂ©riels.

Les innovations majeures du décret sont :

  • la prise en compte du Fonds de soutien Ă  l’éducation et Ă  la recherche (FOSER) « BĂąngr Baoobo », issu de la fusion du Fonds national pour l’éducation et la recherche (FONER), du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le dĂ©veloppement (FONRID) et du Fonds d’appui Ă  la formation professionnelle et Ă  l’apprentissage (FAFPA) ;
  • la prise en compte de l’UniversitĂ© Faustin SiĂ© SIB (UF2S) au titre des structures rattachĂ©es ;
  • la crĂ©ation de la Direction des Ă©valuations, examens et concours nationaux de l’enseignement supĂ©rieur (DEC) Ă  la Direction gĂ©nĂ©rale de l’Enseignement supĂ©rieur.
    L’adoption de ce dĂ©cret permet au ministĂšre de l’Enseignement supĂ©rieur, de la recherche et de l’innovation de disposer d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir efficacement ses missions.

II. COMMUNICATION ORALE
II. Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication sur la tenue de la 29e édition du concours « Prix Galian ».
Cette 29e Ă©dition, lancĂ©e en avril 2026 avec la rĂ©ception des Ɠuvres, connaĂźtra son dĂ©nouement le 19 juin 2026 Ă  Ouagadougou avec la « Nuit des Galian », consacrĂ©e Ă  la proclamation du palmarĂšs.
La 29e Ă©dition du concours « Prix Galian » enregistre 134 candidatures avec un total de 268 Ɠuvres rĂ©parties dans plusieurs catĂ©gories.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

  • Monsieur Kouca BOUDA, Economiste, est nommĂ© Directeur gĂ©nĂ©ral de BIOTIC INDUSTRIE SA ;
  • Monsieur Abdoulaye BENGALY, Economiste, est nommĂ© Directeur gĂ©nĂ©ral de YENNENGA HOLDING SA.

B. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

  • Monsieur Salifou FOFANA, Mle 279 832 F, Administrateur des services de santĂ©, 1Ăšre classe, 6e Ă©chelon, est nommĂ© Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier universitaire pĂ©diatrique Charles de Gaulle (CHUP-CDG) ;
  • Monsieur Dalou Mathieu DA, Mle 371 990 Y, Conseiller en Ă©tudes et analyses, 1Ăšre classe, 3e Ă©chelon, est nommĂ© Directeur de la communication et des relations presse.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

  • Monsieur Zita Daniel BONZI, Mle 247 621 F, IngĂ©nieur du cinĂ©ma et de l’audiovisuel, 2e classe, 3e Ă©chelon, est nommĂ© Directeur gĂ©nĂ©ral du Bureau burkinabĂ© du droit d’auteur (BBDA).

D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

  • Monsieur Kounhinir SOME, Mle 245 804 M, Professeur titulaire, catĂ©gorie P1, grade initial, 2e Ă©chelon, est nommĂ© ChargĂ© de mission au Centre universitaire de Manga.

III.2. REVOCATIONS
Le Conseil a procédé à la révocation de 03 agents publics et au retrait des décorations pour faits de service dont ils ont bénéficié.
Ces rĂ©vocations font suite au contrĂŽle de l’authenticitĂ© des diplĂŽmes et titres ayant servi au recrutement ou Ă  la promotion dans la fonction publique, conduit par la Commission de rĂ©gulation des dysfonctionnements (CRD) et le ministĂšre des Serviteurs du Peuple. Ces contrĂŽles ont abouti Ă  des cas avĂ©rĂ©s de diplĂŽmes non authentiques reconnus par les agents concernĂ©s.
Ainsi, les agents publics dont les noms suivent sont révoqués de la Fonction publique :

Au titre de la Présidence du Faso :

  • Madame Lydie Emilie BANANZARO, Mle 256 272 X, SecrĂ©taire de direction.
    Au titre du ministÚre de la Sécurité :
  • Monsieur BegawendĂ© Pierre Mesmin BAYALA, Mle 109 231, Inspecteur des eaux et forĂȘts.
    Au titre du ministĂšre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme :
  • Monsieur Mamadou NACAMBO, Mle 83 973 E, Conseiller de presse et technique de l’information.

III.3. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procĂ©dĂ© Ă  la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

  • de l’Ecole nationale des eaux et forĂȘts (ENEF) et de l’Office national de sĂ©curisation des sites miniers (ONASSIM) au titre du ministĂšre de la SĂ©curitĂ© ;
  • de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) au titre du ministĂšre des Serviteurs du Peuple ;
  • de la SociĂ©tĂ© miniĂšre KIAKA SA au titre du ministĂšre de l’Energie, des mines et des carriĂšres ;
  • de l’UniversitĂ© Joseph KI-ZERBO (UJKZ) au titre du ministĂšre de l’Enseignement supĂ©rieur, de la recherche et de l’innovation.
    Le Conseil a Ă©galement procĂ©dĂ© Ă  la nomination du PrĂ©sident du Conseil d’administration de l’UniversitĂ© Joseph KI-ZERBO (UJKZ).

A. MINISTERE DE LA SECURITE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier dĂ©cret nomme Monsieur PĂȘgdwendĂ© Basile KABORE, Mle 345 573 P, ElĂšve Inspecteur des eaux et forĂȘts, Administrateur reprĂ©sentant le ComitĂ© des Ă©lĂšves au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des eaux et forĂȘts (ENEF) pour la durĂ©e de son mandat de DĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral.
Le second dĂ©cret renouvelle le mandat des personnes ci-aprĂšs, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Office national de sĂ©curisation des sites miniers (ONASSIM) pour une derniĂšre pĂ©riode de trois (03) ans.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministùre de l’Energie, des mines et des carriùres :

  • Madame HĂ©lĂšne SARE/OUARE, Mle 105 196 W, Administrateur civil.
    ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CHAMBRE DES MINES DU BURKINA
  • Madame PayidwendĂ© Priscille ZONGO.

B. MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE
Le Conseil a adoptĂ© un dĂ©cret portant nomination de Monsieur SanwĂ© MĂ©dard KIENOU, Mle 257 263 Y, Enseignant-chercheur, Administrateur reprĂ©sentant l’Etat, au titre du ministĂšre de l’Enseignement supĂ©rieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Djibrihina OUEDRAOGO.

C. MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES
Le Conseil a adoptĂ© un dĂ©cret portant nomination de Monsieur DelwendĂ© Christophe ILBOUDO, Mle 371 989 K, Conseiller en Ă©tudes et analyses, Administrateur reprĂ©sentant l’Etat, au titre du ministĂšre de l’Energie, des mines et des carriĂšres au Conseil d’administration de la sociĂ©tĂ© miniĂšre KIAKA SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

D. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier dĂ©cret nomme Madame PalingwindĂ© InĂšs ZoĂ© Lydia TAPSOBA/ROUAMBA, Mle 241 739 Y, MaĂźtre de recherche, Administrateur reprĂ©sentant l’Etat, au titre du ministĂšre de l’Enseignement supĂ©rieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration de l’UniversitĂ© Joseph KI-ZERBO (UJKZ) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Potiandi Serge DIAGBOUGA.

Le second dĂ©cret nomme Madame PalingwindĂ© InĂšs ZoĂ© Lydia TAPSOBA/ROUAMBA, Mle 241 739 Y, MaĂźtre de recherche, PrĂ©sidente du Conseil d’administration de l’UniversitĂ© Joseph KI-ZERBO (UJKZ) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Potiandi Serge DIAGBOUGA.

Le Porte-parole du Gouvernement,

Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
Officier de l’Ordre de l’Etalon

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