BURKINA 🇧🇫 :COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU 17 DECEMBRE 2025

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 17 décembre 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 16 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Le Conseil a adopté un rapport relatif à la réalisation d’infrastructures administratives et pédagogiques dans le cadre de la construction de l’Académie technologique du Faso.
Cette académie formera des ingénieurs dans les technologies de pointes à savoir, la métallurgie, la mécanique, l’énergie, le nucléaire, l’aéronautique, le génie civil, la chimie, les métiers miniers, le digital, la cybersécurité et les télécommunications.

Le projet de construction de l’Académie technologique du Faso entre en droite ligne de la vision de développement endogène prôné par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE. Cette Académie contribuera à accroître l’offre en infrastructures éducatives et à former sur place une élite qui sera le pilier de la refondation de l’Etat, de la prospérité sociale et économique du Burkina Faso.

Bâtie sur une superficie d’environ soixante (60) hectares dans la commune rurale de Pabré, l’Académie technologique du Faso s’inscrit dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ).

La première phase du projet, d’un coût de trente-sept milliards trois cent soixante-neuf millions six cent quarante-huit mille quatre-vingt-neuf (37 369 648 089) F CFA TTC, permettra :

  • la rĂ©alisation des Ă©tudes architecturales et techniques, et le suivi contrĂ´le de la rĂ©alisation des infrastructures ;
  • la construction d’une administration, des blocs pĂ©dagogiques, des amphithéâtres, d’une bibliothèque, des ateliers et laboratoires, d’une forge, d’une infirmerie, d’un pĂ´le logements pour Ă©tudiants et enseignants, d’un rĂ©fectoire, d’un pĂ´le sportif, d’un foyer Ă©tudiant, d’une aire de traitement des dĂ©chets, des aires de dĂ©tentes, des aires de stationnements et d’une zone d’extension future.

Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2025.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le Conseil a examiné un projet de loi portant habilitation du Gouvernement à prendre des mesures dans le cadre des sujétions liées aux nécessités de la défense nationale.
La situation nationale marquée par la menace terroriste place les Forces armées nationales et les Forces de sécurité intérieure dans un état d’engagement permanent nécessitant des capacités renforcées et un mécanisme d’adaptation juridique.

L’organisation existante, fondée essentiellement sur le régime classique de production normative, ne permet pas de déployer rapidement des mesures adaptées aux exigences opérationnelles.
Ce projet de loi offre un cadre juridique exceptionnel permettant au Gouvernement, durant une période déterminée, de prendre par voie d’ordonnances des mesures spécifiques destinées à renforcer la capacité opérationnelle des Forces armées nationales et des Forces de sécurité intérieure et à améliorer la gestion stratégique des ressources humaines militaires et paramilitaires.

Le projet de loi permettra au Gouvernement d’agir avec la flexibilité requise dans la conduite de mesures urgentes et ciblées, en lien direct avec la sécurisation du territoire, la restructuration opérationnelle des forces et la gestion stratégique des ressources humaines militaires et paramilitaires.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant adoption de la nomenclature des métiers et emplois du secteur de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques au Burkina Faso.

L’élaboration de la nomenclature des métiers et emplois dans le secteur de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques de notre pays vise à opérer une réforme de notre système éducatif pour donner une place de choix à la formation aux métiers. Elle se fonde sur une Classification internationale type des professions (CITP) combinée à une démarche de codification « Pays ».
Cette nomenclature comprend six (06) branches d’activités, trente-six (36) corps de métiers et trois cent quarante-huit (348) métiers.

Les six (06) branches d’activités sont structurées ainsi qu’il suit :

  • la branche « production vĂ©gĂ©tale » composĂ©e de sept (07) corps de mĂ©tiers et quatre-vingt-neuf (89) mĂ©tiers se rapportant Ă  la production agricole, Ă  l’amĂ©nagement hydro-agricole, Ă  la mĂ©canisation agricole, Ă  la protection des vĂ©gĂ©taux et Ă  la fertilisation des sols ;
  • la branche « production animale » composĂ©e de neuf (09) corps de mĂ©tiers et soixante-quatorze (74) mĂ©tiers se rapportant Ă  l’élevage, aux soins et entretien des animaux, Ă  l’amĂ©lioration gĂ©nĂ©tique et Ă  la production d’équipements, de produits et d’aliments de l’élevage ;
  • la branche « production halieutique » composĂ©e de trois (03) corps de mĂ©tiers et vingt-trois (23) mĂ©tiers, se rapportant Ă  l’aquaculture, Ă  la pĂŞche, Ă  la production des Ă©quipements, Ă  la rĂ©alisation d’infrastructures aquacoles et la production d’intrants et d’équipements de pĂŞche ;
  • la branche « commercialisation des produits agropastoraux et halieutiques » composĂ©e de quatre (04) corps de mĂ©tiers et quarante (40) mĂ©tiers se rapportant Ă  l’achat et la vente des intrants, des Ă©quipements, des produits agropastoraux et halieutiques ;
  • la branche « transformation et conservation des productions agropastorales et halieutiques » composĂ©e de neuf (09) corps de mĂ©tiers et cent cinq (105) mĂ©tiers se rapportant au stockage, au traitement et Ă  la production des produits dĂ©rivĂ©s du secteur ;
  • la branche « vulgarisation et innovation » composĂ©e de quatre (04) corps de mĂ©tiers et dix-sept (17) mĂ©tiers se rapportant Ă  l’agriculture, aux ressources animales et halieutiques.
    L’adoption de ce décret permet au Burkina Faso de disposer d’une nomenclature harmonisée des métiers et emplois du secteur de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques.

Le second rapport est relatif aux résultats provisoires de la campagne agropastorale 2025/2026 et de la situation alimentaire.
La campagne agropastorale 2025/2026 a été caractérisée par un démarrage tardif à normal dans la plupart des localités du Burkina Faso. Elle a été marquée par des attaques principalement dues à la chenille légionnaire d’automne sur le maïs et le sorgho. Sur 47 213 hectares prospectés, 20 568 hectares de cultures ont été infestés, dont 17 724 hectares traités.
Au terme de cette campagne, la production céréalière provisoire est estimée à 7 142 484 tonnes, en hausse de 17,63% et de 37,19% respectivement par rapport à la campagne précédente et à la moyenne des cinq dernières années.

La production des autres cultures vivrières (niébé, voandzou, igname et patate) est estimée à 1 246 132 tonnes, en baisse de 1,29% par rapport à la campagne agricole 2024/2025 et en hausse de 27,9% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
Quant à la production des cultures de rente hors coton, elle est estimée à 1 353 298 tonnes, en hausse de 3,03% par rapport à la campagne agricole précédente et de 37% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

Ainsi, sur les 47 provinces du pays, le bilan céréalier fait ressortir les résultats suivants : 15 provinces sont déficitaires, 08 en équilibre et 24 sont excédentaires.
Au niveau national, le taux de couverture apparent des besoins céréaliers est ressorti à 126,6% contre 111,5% pour la campagne 2024/2025.
Pour ce qui concerne la production fourragère, elle est estimée à 10 147 741 tonnes de matière sèche constituée de résidus de récoltes et de fourrages cultivés.
Ces résultats ont été obtenus grâce aux multiples appuis de l’Etat au profit des agriculteurs et éleveurs, notamment par la dotation en intrants, en engrais et en équipements.

Le Conseil félicite tous les acteurs pour ces résultats positifs et instruit les ministres chargés du dossier à prendre les mesures nécessaires en vue de la sécurisation des revenus des producteurs et la stabilisation des prix des produits agricoles sur les marchés.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté trois (03) rapports.
Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant renouvellement du Fonds de soutien patriotique (FSP).
Le Fonds de soutien patriotique, créé par décret n°2023-0021/PRES-TRANS/PM/MDAC/MATDS/MEFP du 23 janvier 2023, a été reconduit successivement en 2024 et 2025, conformément aux dispositions relatives à sa durée de prorogation.

Après trois (03) années de mise en œuvre, le FSP confirme son statut d’outil stratégique de financement de la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso. Les résultats enregistrés au cours des exercices précédents témoignent en effet de sa pertinence, de son efficacité et de sa capacité à susciter l’engagement citoyen autour de l’effort national de défense.
Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et la nécessité d’un financement endogène, robuste et prévisible des efforts de défense, la poursuite de la mise en œuvre du fonds apparaît nécessaire.

L’adoption de ce décret permet le renouvellement du Fonds de soutien patriotique pour une année supplémentaire pour compter du 1er janvier 2026.

Le deuxième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de financement additionnel, signé le 22 novembre 2025 entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA), pour le financement du Projet de protection du capital humain (PPCH).
Le coût global de mise en œuvre du Projet de protection du capital humain est estimé à 85 500 000 euros, soit environ 56 084 323 500 F CFA, financé par un prêt contracté par l’Etat burkinabè auprès de la Banque mondiale.

L’objectif du Projet de protection du capital humain est de soutenir les efforts du Gouvernement burkinabè dans sa dynamique de renforcement des services sociaux essentiels.
D’une durée d’un an, le PPCH sera déployé sur l’ensemble du territoire national.

De façon spécifique, il s’agit :

  • d’assurer la fourniture de services de santĂ© essentiels, notamment par la mise en Ĺ“uvre du Programme de soins de santĂ© gratuits du bĂ©nĂ©ficiaire, la fourniture de services hospitaliers et de centres de santĂ© et la fourniture de vaccins systĂ©matiques ;
  • d’assurer la fourniture de services Ă©ducatifs essentiels, notamment par l’organisation d’examens et de concours, y compris le baccalaurĂ©at, les frais de vacation des enseignants.

L’adoption de ce rapport permet de ratifier ladite ordonnance, pour le financement du Projet de protection du capital humain, conformément aux dispositions de la loi n°040-2024/ALT du 20 décembre 2024 portant habilitation du Gouvernement à autoriser par voie d’ordonnance, la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers.

Le troisième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification des accords de crédits (A) n°7782-BF (PBA), (B) n°7781-BF (PBA-SML) et (C) n°7783-BF (WHR) et des accords de dons n°E4430-BF (WHR) et n°TF0C9797 (GPE), signés le 24 novembre 2025 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA) et entre le Burkina Faso et la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), pour le financement du projet de Renforcement de la performance du système éducatif et d’amélioration de la résilience (REPAIR).

Le montant total du financement de l’Association internationale de développement s’élève à 175 574 256 euros, soit 115 169 162 243 F CFA.
L’objectif du projet REPAIR est de contribuer à l’amélioration de l’accès et de la qualité de l’éducation au préscolaire, au primaire et au non formel.
D’une durée de quatre (04) ans (2026-2029), la mise en œuvre du projet sera axée sur l’accès, les interventions d’urgence, l’inclusion, l’amélioration de la qualité de l’éducation et le renforcement institutionnel qui sont alignés sur l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité (IPEQ).

Ce projet permettra de toucher plus de 2 000 000 d’apprenants et environ 40 000 enseignants sur toute l’étendue du territoire national.
L’adoption de ce rapport permet la ratification de ladite ordonnance, pour le financement du projet de Renforcement de la performance du système éducatif et d’amélioration de la résilience, conformément aux dispositions de la loi n°040-2024/ALT du 20 décembre 2024 portant habilitation du Gouvernement à autoriser par voie d’ordonnance, la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte modification du décret n°2025-1013/PF/PRIM/MSECU/MDAC/MATM/MJDRHI du 07 août 2025 portant création, attributions et composition d’une Brigade civique pour l’ordre et la discipline.

La modification de ce décret consacre les innovations majeures suivantes :

  • la crĂ©ation d’un poste de Commandant adjoint de la Brigade civique pour l’ordre et la discipline dĂ©nommĂ©e « Brigade Laabal » ;
  • la prise en compte de l’exĂ©cution des travaux d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral ;
  • l’élargissement des missions de la Brigade Laabal Ă  la lutte contre la fraude et les trafics de tous genres.
    L’adoption de ce décret permet de renforcer le dispositif juridique de la Brigade Laabal.

Le second décret porte modification du décret n°0641/PRES/PM/MSECU/MEF du 28 mai 2025 portant approbation des statuts particuliers de l’Office national de la sécurité routière « ONASER ».
La modification de ce décret vise la prise en compte de certains acteurs dans le Conseil d’administration de l’ONASER et la création du poste de Secrétaire général.
L’adoption de ce décret permet à l’Office national de la sécurité routière de se doter de textes règlementaires adéquats en vue d’assurer efficacement ses missions.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Fédérative du Brésil auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Renato Soares MENEZES, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Fédérative du Brésil auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.

Le second rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République d’Angola auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Oliveira Francisco Joaquim ENCOGE, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République d’Angola auprès du Burkina Faso, avec résidence à Abidjan, en République de Côte d’Ivoire.

I.7. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE
Le Conseil a adopté cinq (05) décrets.

Le premier décret porte statut particulier du métier « Promotion et protection des Droits humains ».
Ce décret est une relecture du décret n°2021-0285/PRES/PM/MINEFID/MFPTPS du 27 avril 2021 portant statut particulier du métier « Promotion et protection des Droits humains ».
Ce décret vise la prise en compte des changements intervenus dans le Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME) et le renforcement du dispositif de gestion des emplois publics.

Les innovations majeures de ce décret sont :

  • le changement de dĂ©nomination de la famille d’emplois « Education sociale » en « Assistance sociale », consacrĂ© par le RIME ;
  • le changement de dĂ©nomination des emplois d’ « Adjoint en Ă©ducation sociale » en « Adjoint des affaires sociales » de catĂ©gorie C, d’ « Assisant en Ă©ducation sociale » en « Assistant des affaires sociales » de catĂ©gorie B, et de « Conseiller en Ă©ducation sociale » en « Administrateur des affaires sociales » de catĂ©gorie A ;
  • l’introduction d’une disposition spĂ©cifique relative au dĂ©tachement du fonctionnaire stagiaire. Cette disposition qui Ă©tait destinĂ©e au mĂ©tier « SantĂ© humaine et animale » est Ă©largie aux mĂ©tiers de l’Etat et conditionnĂ©e d’avance Ă  l’avis conforme du ministre chargĂ© de la fonction publique.
    L’adoption de ce décret permet d’assurer une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.

Le deuxième décret porte statut particulier du métier « Santé humaine et animale ».
Ce décret est une relecture du décret n°2021-0308/PRES/PM/MINEFID/MFPTS du 27 avril 2021 portant statut particulier du métier « Santé humaine et animale » en vue de prendre en compte les changements intervenus dans le Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME).

Les innovations majeures de ce décret sont :

  • la prise en compte de l’emploi de VĂ©tĂ©rinaire spĂ©cialiste classĂ© dans la catĂ©gorie P, dans la famille d’emplois « Diagnostic et soins vĂ©tĂ©rinaires », avec la dĂ©finition des attributions et des conditions d’accès Ă  ce nouvel emploi ;
  • la prise en compte du changement de dĂ©nomination de l’emploi de « Biologiste mĂ©dical » en « IngĂ©nieur en biologie mĂ©dicale » dans la famille d’emploi « Laboratoire de biologie mĂ©dicale » ;
  • l’introduction d’une disposition qui stipule l’arrĂŞt de recrutement dans l’emploi de Psychologue clinicien de la famille d’emploi « Psychologie clinique ».
    L’adoption de ce décret permet une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.

Le troisième décret porte statut particulier du métier « Administration économique et financière ».
Ce décret est une relecture du décret n°2021-0286/PRES/PM/MINEFID/MFPTS du 22 avril 2021 portant statut particulier du métier « Administration économique et financière » en vue de prendre en compte les changements intervenus dans le Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME).

Les innovations majeures de ce décret sont :

  • la prise en compte de la crĂ©ation par le RIME de l’emploi d’« Assistant en Ă©conomie et dĂ©veloppement », classĂ© dans la catĂ©gorie B, dans la famille d’emplois « Economie et dĂ©veloppement », avec la dĂ©finition des attributions et des conditions d’accès de ce nouvel emploi ;
  • la prise en compte de la crĂ©ation par le RIME de la famille d’emploi « DĂ©veloppement industriel » avec les emplois de « Technicien supĂ©rieur en gĂ©nie industriel » classĂ© en catĂ©gorie B, et d’« IngĂ©nieur en gĂ©nie industriel » classĂ© en catĂ©gorie A ;
  • la mise en voie d’extinction de l’emploi d’« IngĂ©nieur statisticien » classĂ© en catĂ©gorie A, dans la famille d’emploi « Statistique et dĂ©mographie », supprimĂ© par le RIME.
    L’adoption de ce décret permet une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.

Le quatrième décret porte statut particulier du métier « Gouvernance administrative ».
Ce décret est une relecture du décret n°2021-0288/PRES/PM/MINEFID/MFPTS du 22 avril 2021 portant statut particulier du métier « Gouvernance administrative » en vue de prendre en compte les changements intervenus dans le Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME).

Les innovations majeures de ce décret sont :

  • la prise en compte du changement de dĂ©nomination de l’emploi de « SecrĂ©taire administratif » en « AttachĂ© administratif » dans la famille d’emploi « Administration du territoire » ;
  • la prise en compte du changement de dĂ©nomination de la famille d’emplois « Gestion des ressources humaines et management des administrations en « Gestion des ressources humaines » ;
  • la prise en compte du changement de dĂ©nomination des emplois d’ « Adjoint en gestion des ressources humaines et management des administrations » en « Adjoint en gestion des ressources humaines » de catĂ©gorie C, d’« Assistant en gestion des ressources humaines et management des administrations » en « Assistant en gestion des ressources humaines » de catĂ©gorie B et de « Conseiller en gestion des ressources humaines et management des administrations » en « Conseiller en gestion des ressources humaines » de catĂ©gorie A.
    L’adoption de ce décret permet une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.

Le cinquième décret porte statut particulier du métier « Eau, agriculture et environnement ».
Ce décret est une relecture du décret n°2021-0287/PRES/PM/MINEFID/MFPTS du 22 avril 2021 portant statut particulier du métier « Eau, agriculture et environnement » en vue de prendre en compte les changements intervenus dans le Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME).

Les innovations majeures de ce décret sont :

  • la prise en compte de la crĂ©ation par le RIME de l’emploi d’« IngĂ©nieur de travaux en hydrogĂ©ologie » de catĂ©gorie A, dans la famille d’emploi « HydrogĂ©ologie » avec la dĂ©finition des attributions et des conditions d’accès Ă  ce nouvel emploi ;
  • la prise en compte de la crĂ©ation par le RIME de la famille d’emplois « Atelier de forage » avec les emplois d’« Agent technique des ateliers de forage » de catĂ©gorie C, de « Technicien supĂ©rieur des ateliers de forage » de catĂ©gorie B, d’« IngĂ©nieur des travaux des ateliers de forage » de catĂ©gorie A, et d’« IngĂ©nieur de conception des ateliers de forage » de catĂ©gorie A.

L’adoption de ce décret permet une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.

II. COMMUNICATION ORALE

II. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la mobilité a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso à une visite de travail à Florence et Turin en Italie, du 13 au 17 octobre 2025.
Cette visite s’inscrit dans la continuité des efforts de modernisation de notre système météorologique national en vue de renforcer la résilience dans les secteurs vulnérables aux aléas climatiques.
La visite a également servi de cadre à la signature d’une convention spécifique entre l’Agence nationale de la météorologie (ANAM), la Direction nationale de la météorologie du Niger (DNM) et le Laboratoire de modélisation et de surveillance environnementale pour le développement durable.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DE LA PRIMATURE

  • Monsieur Inoussa OUEDRAOGO, Mle 260 037 Z, Administrateur civil, 2e classe, 1er Ă©chelon, est nommĂ© SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du Service national pour le dĂ©veloppement (SND).

B. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

  • Monsieur SidbĂ©krista Eric Flavien BOUDA, Mle 111 114 H, Administrateur des services financiers, 2e classe, 4e Ă©chelon, est nommĂ© Inspecteur technique du budget ;
  • Madame Tinga Mariette RAMDE/YAMEOGO, Mle 59 898 U, Inspecteur du trĂ©sor, 1ère classe, 6e Ă©chelon, est nommĂ©e FondĂ© de pouvoirs du trĂ©sorier auprès de l’AutoritĂ© supĂ©rieure de contrĂ´le d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) et des autres Institutions ;
  • Monsieur Vivien Casimir Larba BOURGOU, Mle 91 267 K, Inspecteur du trĂ©sor, 1ère classe, 11e Ă©chelon, est nommĂ© TrĂ©sorier auprès de l’AutoritĂ© supĂ©rieure de contrĂ´le d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) et des autres institutions ;
  • Monsieur Jean Sabin Wilfried OUEDRAOGO, Mle 272 944 D, Inspecteur du trĂ©sor, 1ère classe, 5e Ă©chelon, est nommĂ© FondĂ© de pouvoirs du trĂ©sorier rĂ©gional de Oubri ;
  • Monsieur Emmanuel NACOULMA, Mle 49 356 F, Inspecteur divisionnaire des douanes, classe terminale, 3e Ă©chelon, est nommĂ© Directeur de la modernisation et de la prospective Ă  la Direction gĂ©nĂ©rale des douanes ;
  • Monsieur Patinde Wendinda Jean Yves BELEM, Mle 58 450 U, Inspecteur du trĂ©sor, 1ère classe, 14e Ă©chelon, est nommĂ© Directeur gĂ©nĂ©ral du trĂ©sor et de la comptabilitĂ© publique ;
  • Monsieur William Oswald BICABA, Mle PNVB-00 351, Comptable, 7e Ă©chelon, est nommĂ© Comptable principal des matières du Groupement d’intĂ©rĂŞt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) ;
  • Monsieur Issiaka KABORE, Mle 278 253 P, ContrĂ´leur du trĂ©sor, 1ère classe, 2e Ă©chelon, est nommĂ© Comptable principal des matières du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) ;
  • Monsieur Mamadou KARA, Mle 112 475 G, ContrĂ´leur du trĂ©sor, 1ère classe, 9e Ă©chelon, est nommĂ© Comptable principal des matières de l’Office national de la sĂ©curitĂ© routière (ONASER) ;
  • Madame Zonabo COMPAORE/OUEDRAOGO, Mle 261 282 C, ContrĂ´leur des services financiers, 2e classe, 1er Ă©chelon, est nommĂ©e Comptable principal des matières de Faso tourisme ;
  • Monsieur Sansan François d’Assise KAMBOU, Mle 51 972 F, Inspecteur divisionnaire des douanes, catĂ©gorie IA, 4e grade, 1er Ă©chelon, est nommĂ© Directeur rĂ©gional des douanes du DjĂ´rĂ´ ;
  • Monsieur Djidjouma SANOU, Mle 212 313 B, Conseiller des affaires Ă©conomiques, 1ère classe, 8e Ă©chelon est nommĂ© Directeur rĂ©gional de l’économie et de la planification de Nando ;
  • Monsieur David SAWADOGO, Mle 294 311 T, Inspecteur du trĂ©sor, 1ère classe, 5e Ă©chelon, est nommĂ© TrĂ©sorier provincial du KourwĂ©ogo ;
  • Madame Aminata OUEDRAOGO/SORE, Mle 334 162 H, Inspecteur du trĂ©sor, 1ère classe, 4e Ă©chelon, est nommĂ©e TrĂ©sorier provincial du Ziro.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

  • Madame Aline Verlaine ZOROM/KABORE, Mle 79 384 L, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 12e Ă©chelon, est nommĂ©e Inspecteur technique des services ;
  • Monsieur Barthelemy KABORE, Mle 43 339 D, Professeur certifiĂ©, 1ère classe, 16e Ă©chelon, est nommĂ© Inspecteur technique des services ;
  • Monsieur Jean-Louis Ludovic OUEDRAOGO, Mle 76 323 Z, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication,1ère classe, 14e Ă©chelon, est nommĂ© Inspecteur technique des services ;
  • Monsieur Eustache OUEDRAOGO, Mle 75 715 H, Conseiller des affaires culturelles, 2e classe, 4e Ă©chelon, est nommĂ© Inspecteur technique des services ;
  • Monsieur Amidou Paul BAMOGO, Mle 212 401 E, Conseiller des affaires culturelles, 2e classe, 3e Ă©chelon, est nommĂ© ChargĂ© de mission ;
  • Monsieur Brice Flavien OUEDRAOGO, Mle 216 785 F, Administrateur des services touristiques et hĂ´teliers, 1ère classe, 8e Ă©chelon, est nommĂ© ChargĂ© de mission ;
  • Monsieur PengwendĂ© Alexis YAMEOGO, Mle 212 408 V, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 8e Ă©chelon, est nommĂ© ChargĂ© de mission ;
  • Monsieur Samuel GARANE, Mle 216 781 N, Administrateur des services touristiques, 1ère classe, 9e Ă©chelon, est nommĂ© ChargĂ© de mission ;
  • Monsieur Noufo Enok KINDO, Mle 102 942 T, Journaliste, 1ère classe, 11e Ă©chelon, est nommĂ© Directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agence d’information du Burkina (AIB).

D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

  • Monsieur Aly SAVADOGO, Mle 110 923 A, Enseignant-chercheur, catĂ©gorie P1, 2e Ă©chelon, est nommĂ© ChargĂ© de mission, en remplacement de Monsieur Luc YE ;
  • Madame Wendkuuni Florencia DJIGMA, Mle 250 660 N, Professeur titulaire, catĂ©gorie P1, 1er grade, 1er Ă©chelon, est nommĂ©e Directrice gĂ©nĂ©rale de l’Agence nationale de biosĂ©curitĂ© (ANB) ;
  • Monsieur Ayouba MAIGA, Mle 54 998 V, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 6e Ă©chelon, est nommĂ© Directeur de la prospective, de la planification et du suivi-Ă©valuation Ă  la Direction gĂ©nĂ©rale des Ă©tudes et des statistiques sectorielles (DGESS).

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

  • de la sociĂ©tĂ© FASO GUULGO et de l’Ecole nationale de l’élevage et de la santĂ© animale (ENESA) au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques ;
  • de la SociĂ©tĂ© de gestion de l’équipement et de la maintenance biomĂ©dicale (SOGEMAB), des Centres hospitaliers universitaires de Pala (CHU-P) et de Bogodogo (CHU-B), du Centre hospitalier rĂ©gional de Kaya (CHR-K) et du Service d’aide mĂ©dicale urgente (SAMU) au titre du ministère de la SantĂ© ;
  • de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) et de l’Ecole nationale des eaux et forĂŞts (ENEF) au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement.
    Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration du Centre hospitalier universitaire de Bogodogo (CHU-B) et de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF).

A. MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Madame Aïssa Estelle BAMBARA, Mle 207 975 X, Nutritionniste, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Santé au Conseil d’administration de la société FASO GUULGO pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Issaka YAMEOGO.

Le second décret nomme Monsieur Mamadi Moctare NACANABO, Mle 87 306 K, Elève Conseiller d’élevage et de la santé animale, Administrateur représentant les élèves au Conseil d’administration de l’Ecole nationale d’élevage et de la santé animale (ENESA) pour la durée de son mandat de Délégué général.

B. MINISTERE DE LA SANTE
Le Conseil a adopté six (06) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Boureïma OUEDRAOGO, Mle 37 37 105 C, Ingénieur statisticien économiste, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration de la Société de gestion de l’équipement et de la maintenance biomédicale (SOGEMAB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le deuxième décret nomme Madame Olga Mélanie LOMPO, Mle 53 411 L, Professeur titulaire hospitalo-universitaire, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire de Pala (CHU-P) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire de Bogodogo (CHU-B) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Au titre du ministère de la Santé :

  • Madame Estelle Edith DEMBELE/DABIRE, Mle 80 502 N, MĂ©decin de santĂ© publique.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

  • Monsieur Aboubacar COULIBALY, Mle 54 156 H, MaĂ®tre de confĂ©rences agrĂ©gĂ© hospitalo-universitaire.
    Au titre du ministère de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale :
  • Monsieur Abdou GUEBRE, Mle 55 814 E, Inspecteur d’éducation spĂ©cialisĂ©e.

Le quatrième décret nomme Madame Estelle Edith DEMBELE/DABIRE, Mle 80 502 N, Médecin de santé publique, Présidente du Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire de Bogodogo (CHU-B) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le cinquième décret nomme Monsieur Noraogo OUEDRAOGO, Mle 34 706 C, Attaché de santé, Administrateur représentant les travailleurs du Centre hospitalier régional de Kaya (CHR-K) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Ousséni OUEDRAOGO.

Le sixième décret nomme Monsieur Youssouf BAGAYOGO, Officier, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants au Conseil d’administration du Service d’aide médicale urgente (SAMU) pour un premier mandat de trois (03) ans.

C. MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Inoussa KABORE, Mle 246 603 E, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, Administrateur représentant l’Etat, au titre de la Primature au Conseil d’administration de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Abdelaziz OUEDRAOGO.

Le deuxième décret nomme Monsieur Mamadou BATIENE, Mle 59 058 F, Inspecteur des eaux et forêts, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur Mamadou BATIENE, Mle 59 058 F, Inspecteur des eaux et forêts, Président du Conseil d’administration de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Porte-parole du Gouvernement,

Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
Officier de l’Ordre de l’Etalon

ConseilDesMinistres

SigBurkina

Com_Gouv_BF

BurkinaFaso

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