Le Chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, a officiellement proclamé, lors de la cérémonie de montée des couleurs nationales au Palais de Koulouba, la Révolution progressiste populaire (RPP), marquant une nouvelle ère pour le Burkina Faso. Il a exhorté chaque Burkinabè à s’engager pleinement pour le rayonnement du pays. Décryptage de ce discours.Loin d’être un poisson d’avril, en ce 1er jour du mois en cours, le Président du Faso a proclamé officiellement l’avènement de la Révolution progressiste populaire (RPP), à l’image de la Révolution démocratique et populaire de 1983, proclamée par le Capitaine Thomas Isidore Noel SANKARA. Les objectifs sont essentiellement, au-delà de la reconquête totale et du maintien de l’intégrité territoriale, la souveraineté et le développement de la nation burkinabè.Le Président a insisté sur l’unité et l’engagement de tous. S’adressant à ses compatriotes, qu’il appelle « Camarades », il a souligné l’importance d’une mobilisation collective autour de cette cause. « Il s’agit de consentir des sacrifices pour la patrie, de donner le meilleur de soi-même pour le bien-être du peuple », a-t-il affirmé, tout en mettant en avant les avancées déjà réalisées en matière de sécurité.D’emblée, il a mis en garde les ennemis internes et externes du Burkina Faso, dénonçant ceux qui, nostalgiques des événements tragiques de 1987 ayant conduit à la disparition du père de la première Révolution, cherchent à semer le trouble. Ils se heurteront à un peuple uni et déterminé à défendre sa nouvelle révolution. « Nous les attendons de pied ferme, leurs mercenaires et leurs actions (…), nous serons impitoyables ! », a-t-il averti.Le Président a également dénoncé les tentatives de désinformation et de subversion, appelant la population à rester vigilante face aux manœuvres de l’impérialisme. Il a affirmé que le Burkina Faso ne tolérera aucune trahison, quelle qu’en soit la justification.Sur la question de la démocratie, souvent mise en avant par certaines puissances étrangères, Ibrahim Traoré a clarifié la position du pays des hommes intègres : « Nous ne sommes pas dans une démocratie, nous sommes bien dans une révolution progressiste populaire ». Et l’histoire des peuples témoigne qu’aucun pays ne s’est développé par la démocratie car celle-ci est un aboutissement, et non un point de départ. Ainsi, « cette question de démocratie ou de libertinage d’action ou d’expression, n’a pas sa place », a-t-il ajouté.
AIB