
Le Conseil des ministres sâest tenu Ă Ouagadougou, le jeudi 19 fĂ©vrier 2026, en sĂ©ance ordinaire, de 09 H 00 mn Ă 12 H 36 mn, sous la prĂ©sidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, PrĂ©sident du Faso, PrĂ©sident du Conseil des ministres.
Il a dĂ©libĂ©rĂ© sur les dossiers inscrits Ă son ordre du jour, entendu des communications orales, procĂ©dĂ© Ă des nominations et autorisĂ© des missions Ă lâĂ©tranger.
I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE LâADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE
Le Conseil a adoptĂ© un dĂ©cret portant composition et modalitĂ©s dâinstallation des dĂ©lĂ©gations spĂ©ciales.
Ce dĂ©cret vise lâapplication des dispositions de la loi n°024-2025/ALT du 30 dĂ©cembre 2025 portant Code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales.
Les dĂ©lĂ©gations spĂ©ciales actuelles sont rĂ©gies par le dĂ©cret n°2022-0118/PRES-TRANS/PM/MATDS/MEFP du 03 mai 2022 portant conditions dâinstallation, de composition, dâorganisation, dâattributions et de fonctionnement de dĂ©lĂ©gation spĂ©ciale dans une collectivitĂ© territoriale. Par ailleurs, le fonctionnement de ces entitĂ©s nâest plus en phase avec les dispositions du nouveau Code.
Les innovations du décret sont :
- la définition de la délégation spéciale comme « Assemblée locale » en lieu et place de « Commission administrative » ;
- le retrait des chefs de circonscription administrative des délégations spéciales ;
- le retrait des représentants des services techniques déconcentrés des délégations spéciales ;
- le retrait des autorités coutumiÚres, traditionnelles et religieuses des délégations spéciales ;
- la nomination des prĂ©sidents de dĂ©lĂ©gations spĂ©ciales par arrĂȘtĂ© du ministre de lâAdministration territoriale et de la mobilitĂ© ;
- la prise en compte de nouveaux acteurs communautaires dans la composition des dĂ©lĂ©gations spĂ©ciales tels les personnes handicapĂ©es, les agriculteurs, les Ă©leveurs, les commerçants, les acteurs de la transformation agro-sylvo-pastorale, les artisans, les conseils dâĂ©coles, les usagers de lâeau, les comitĂ©s de gestion des structures sanitaires, les comitĂ©s de veille et de dĂ©veloppement (COVED) ;
- lâexclusion des dĂ©putĂ©s.
Lâadoption de ce dĂ©cret permet de responsabiliser davantage les diffĂ©rentes composantes de la sociĂ©tĂ© dans la gestion des affaires publiques locales et dâamĂ©liorer la gouvernance locale.
I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE LâECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté cinq (05) rapports.
Le premier rapport est relatif Ă une ordonnance portant autorisation de ratification de lâaccord de prĂȘt n°2025053/PR BF 2025 38 00 signĂ© le 04 dĂ©cembre 2025 entre le Burkina Faso et la Banque Ouest-africaine de dĂ©veloppement (BOAD), pour le financement partiel du Projet de promotion de la finance inclusive pour lâaccĂšs des populations Ă faibles revenus aux services financiers au Burkina Faso (PPFIP), tranche 3.
Le coĂ»t de ce Projet est Ă©valuĂ© Ă 44,372 milliards F CFA et le montant du prĂȘt financĂ© par la BOAD sâĂ©lĂšve Ă 12,250 milliards F CFA.
Lâobjectif global du PPFIP est de contribuer Ă lâamĂ©lioration des conditions socioĂ©conomiques des populations Ă la base.
De façon spĂ©cifique, il sâagit de :
- favoriser lâaccĂšs aux services financiers Ă travers les Institutions de microfinance (IMF) ;
- renforcer la protection sociale et la résilience des ménages vulnérables et les inclure dans le circuit économique ;
- dĂ©velopper des services financiers de proximitĂ©, adaptĂ©s, inclusifs et accessibles pour soutenir lâĂ©conomie locale ;
- mettre en place des mĂ©canismes dâappui favorables aux bĂ©nĂ©ficiaires et garantissant la pĂ©rennitĂ© des institutions de financement dĂ©centralisĂ©es.
Les principaux bénéficiaires dudit projet sont :
- les femmes des zones rurales et périurbaines à revenu primaire faible ou inexistant ;
- les groupements dâagriculteurs et dâĂ©leveurs ;
- les femmes et les jeunes travaillant dans lâagriculture et lâartisanat ;
- les petits commerçants des zones urbaines et périurbaines ;
- les petites et moyennes entreprises.
Lâadoption de ce rapport permet de ratifier par voie dâordonnance lâaccord de prĂȘt entre le Burkina Faso et la Banque Ouest-africaine de dĂ©veloppement pour le financement partiel du Projet de promotion de la finance inclusive pour lâaccĂšs des populations Ă faibles revenus aux services financiers au Burkina Faso, tranche 3, conformĂ©ment Ă la loi n°023-2025/ALT du 29 dĂ©cembre 2025 portant habilitation du Gouvernement Ă autoriser par voie dâordonnance, la ratification des accords et conventions de financement signĂ©s entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers.
Le deuxiĂšme rapport est relatif Ă une ordonnance portant autorisation de ratification de lâaccord de prĂȘt n°2025080/PR BF 2025 43 00 signĂ© le 30 dĂ©cembre 2025 entre le Burkina Faso et la Banque Ouest-africaine de dĂ©veloppement pour le financement du tronçon Yargo-Bourzanga dans le cadre de la rĂ©alisation du projet de construction et de bitumage de la route nationale n°22 (RN22) Kongoussi-Djibo.
Cet accord de prĂȘt porte sur un montant de 10 000 000 000 F CFA. Le projet de construction et de bitumage de la RN22 Kongoussi-Djibo contribuera Ă la rĂ©solution de la crise sĂ©curitaire et humanitaire dans la zone du Sahel Ă travers le dĂ©senclavement de la rĂ©gion favorisant ainsi le dĂ©veloppement Ă©conomique et social.
Lâadoption de ce rapport permet de ratifier par voie dâordonnance lâaccord de prĂȘt entre le Burkina Faso et la Banque Ouest-africaine de dĂ©veloppement pour le financement partiel du projet de construction et de bitumage de la route nationale n°22 (RN22) Kongoussi-Djibo au Burkina Faso, conformĂ©ment Ă la loi n°23-2025/ALT du 29 dĂ©cembre 2025 portant habilitation du Gouvernement Ă autoriser, par voie dâordonnance la ratification des accords et conventions de financement signĂ©s entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers.
Le troisiĂšme rapport est relatif Ă un projet de dĂ©cret portant autorisation de perception de recettes relatives Ă des prestations de service de certaines structures du ministĂšre de lâEnseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique.
Le ministĂšre de lâEnseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique fournit divers services aux usagers notamment les Ă©lĂšves, entreprises et partenaires, Ă travers certaines de ses structures centrales et dĂ©concentrĂ©es. Ces prestations comprennent entre autres, la dĂ©livrance des diplĂŽmes, la fourniture de documents administratifs et la location dâinfrastructures ou de matĂ©riels. Elles gĂ©nĂšrent des recettes dont il convient de dĂ©finir clairement les modalitĂ©s de perception et concernent notamment :
- lâautorisation dâoccupation du poste de censeur et de comptable dans les Ă©tablissements privĂ©s ;
- lâautorisation dâhabilitation ou de renouvellement dâhabilitation par les entreprises formatrices ;
- le retrait de certains titres professionnels ;
- les frais dâinscription aux examens et concours scolaires et Ă la certification ;
- le retrait des duplicatas de diplĂŽmes et dâattestations ;
- lâanalyse de documents pĂ©dagogiques produits par les acteurs privĂ©s ;
- les visites de classe demandées par les promoteurs privés ;
- la formation pédagogique demandée par les promoteurs privés.
Lâadoption de ce dĂ©cret permet la perception de recettes relatives aux prestations de service de certaines structures du ministĂšre de lâEnseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique en vue dâamĂ©liorer la mobilisation des recettes au profit du budget de lâEtat.
Le quatriÚme rapport est relatif à un projet de décret portant autorisation de prise de participation dans le capital social de la société KIAKA SA.
SituĂ© dans la commune de Gogo, province du ZoundwĂ©ogo, rĂ©gion du Nazinon, KIAKA SA dĂ©tient un permis dâexploitation couvrant une superficie de 54,02 km2.
Ce dĂ©cret vise une prise de participation supplĂ©mentaire au capital de la sociĂ©tĂ© KIAKA SA par lâEtat burkinabĂš Ă hauteur de 25%, suivant les dispositions des articles 66 et 306 de la loi n°016-2024/ALT du 18 juillet 2024 portant Code minier du Burkina Faso et le dĂ©cret n°2025-0302/PRES/PM/MEMC/MEF/MJDHRI/MICA du 21 mars 2025 portant modalitĂ©s de constitution et dâouverture du capital des sociĂ©tĂ©s dâexploitation industrielle Ă lâEtat et aux investisseurs burkinabĂš.
Cette prise de participation portera la part de lâEtat Ă 40% dans le capital social de la sociĂ©tĂ© KIAKA SA.
Lâadoption de ce dĂ©cret permet une prise de participation supplĂ©mentaire de lâEtat burkinabĂš dans le capital de la sociĂ©tĂ© KIAKA SA.
Le cinquiĂšme rapport est relatif Ă un projet de dĂ©cret portant dĂ©claration dâutilitĂ© publique, la dĂ©finition dâune zone de servitude fonciĂšre et la constitution de rĂ©serves fonciĂšres autour du site dâimplantation du Complexe industriel ferroviaire de la SociĂ©tĂ© de Fabrique et de Pose de Rails, en abrĂ©gĂ© « FASO RAILS », dans la commune de Bobo-Dioulasso, province du Houet.
Dans le cadre de la mise en Ćuvre de la politique nationale dâindustrialisation et de renaissance du secteur ferroviaire, le Gouvernement du Burkina Faso a engagĂ© la crĂ©ation dâun complexe industriel intĂ©grĂ© dĂ©diĂ© Ă la fabrication et Ă la pose de rails, portĂ© par la sociĂ©tĂ© dâĂ©conomie mixte FASO RAILS.
A cet effet, un terrain dâune superficie de 59,3368 ha a Ă©tĂ© identifiĂ© et dĂ©limitĂ© dans le village de KotĂ©dougou, commune de Bobo-Dioulasso, le long de lâaxe Ouagadougou-Bobo (RN1), Ă la lisiĂšre du nouveau pĂ©age.
Toutefois, la rĂ©alisation effective des infrastructures industrielles, logistiques et ferroviaires prĂ©vues requiert la sĂ©curisation dâune zone de servitude pĂ©riphĂ©rique indispensable Ă lâimplantation des ouvrages annexes notamment les voiries industrielles, les rĂ©seaux techniques, les zones de sĂ©curitĂ© et les rĂ©serves fonciĂšres. Cette zone de servitude permettra de prĂ©venir les occupations anarchiques, de protĂ©ger les investissements publics structurants et dâoffrir une possibilitĂ© dâextension future des infrastructures industrielles du complexe.
La zone concernĂ©e par la dĂ©claration dâutilitĂ© publique couvre une superficie totale de quarante (40) ha.
Lâadoption de ce dĂ©cret permet de dĂ©clarer dâutilitĂ© publique, la dĂ©finition dâune zone de servitude fonciĂšre et la constitution de rĂ©serves fonciĂšres autour du site dâimplantation du Complexe industriel ferroviaire de la SociĂ©tĂ© de Fabrique et de Pose de Rails, en abrĂ©gĂ© « FASO RAILS », dans la commune de Bobo-Dioulasso.
I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE
Le Conseil a examiné un projet de loi portant modification de la Charte de la Transition révisée du 25 mai 2024.
La dissolution des partis et formations politiques exige une rĂ©vision de certaines dispositions de la Charte de la Transition du 14 octobre 2022 et son modificatif du 25 mai 2024 afin dâinstaurer une cohĂ©rence normative et institutionnelle.
En effet, la dissolution des partis et formations politiques induit la suppression de la composante « partis et mouvements » Ă lâarticle 15 de la Charte qui accorde Ă cette composante 12 siĂšges au sein de lâorgane lĂ©gislatif. La rĂ©affectation de ces siĂšges aux autres composantes permet de maintenir lâeffectif de lâAssemblĂ©e lĂ©gislative de Transition et de lui garantir un fonctionnement optimum.
La réorganisation du territoire en juillet 2025 qui a consacré la création de quatre (04) nouvelles régions, requiert la prise en compte de leur représentant dans la composante personnalités désignées par les forces vives des régions au sein de la représentation nationale.
En outre, suite Ă la proclamation de la RĂ©volution progressiste populaire le 1er avril 2025 par Son Excellence Monsieur le PrĂ©sident du Faso, il sâavĂšre nĂ©cessaire dâimpacter le dispositif juridique en prenant en compte des principes et valeurs fondamentaux de dĂ©fense de la Patrie, dâengagement patriotique populaire et de rupture avec les modĂšles politiques impĂ©rialistes et nĂ©ocoloniaux.
Le Conseil a marquĂ© son accord pour la transmission dudit projet de loi Ă lâAssemblĂ©e lĂ©gislative de Transition.
I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES
Le Conseil a adopté un rapport relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement nomination et renouvellement de mandat de membres au Conseil du Service universel des communications électroniques (CSU).
Lâadoption de ces dĂ©crets permet la nomination de deux (02) membres et le renouvellement de mandat de trois (03) membres au Conseil du Service universel des communications Ă©lectroniques.
I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LâENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES
Le Conseil a adoptĂ© un rapport relatif aux projets spĂ©cifiques du ministĂšre de lâEnergie, des mines et des carriĂšres.
Pour faire face au dĂ©fi Ă©nergĂ©tique, le dĂ©partement en charge de lâEnergie a planifiĂ© lâexĂ©cution de projets Ă fort impact en vue de garantir aux populations un accĂšs universel Ă des services Ă©nergĂ©tiques modernes et Ă moindre coĂ»t, dâici 2030.
Les actions identifiĂ©es dans le cadre de projets spĂ©cifiques au titre de lâannĂ©e 2026 sont entre autres :
- le renforcement du rĂ©seau de transport et de distribution Ă©lectrique (construction de postes HTB 330/90/33 kV et 225/33 kV) au profit de la SociĂ©tĂ© nationale dâĂ©lectricitĂ© du Burkina (SONABEL).
- la promotion dâune production dâĂ©lectricitĂ© Ă faibles Ă©missions de carbone ;
- lâaccĂšs des couches vulnĂ©rables aux services dâĂ©lectricitĂ© par la connexion des mĂ©nages des zones pĂ©ri-urbaines de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso ;
- le renforcement des capacités du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB).
Le coĂ»t global de ces projets spĂ©cifiques sâĂ©lĂšve Ă deux cent quarante-neuf milliards trois cent vingt-quatre millions sept cent seize mille huit cent quatre-vingt-onze (249 324 716 891) F CFA TTC.
Le financement est assurĂ© par le budget de lâEtat, des promoteurs privĂ©s, la SONABEL et des partenaires techniques et financiers.
I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE LâENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE LâINNOVATION
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif Ă un projet de dĂ©cret portant approbation des statuts particuliers de lâUniversitĂ© Faustin SiĂ© SIB.
Lâadoption de ce dĂ©cret permet de doter lâUniversitĂ© Faustin SiĂ© SIB de textes rĂšglementaires en vue dâaccomplir efficacement ses missions.
Le second rapport est relatif Ă la formalisation du Projet dâappui Ă lâenseignement supĂ©rieur et Ă la recherche (PAESR).
Ce projet vise Ă consolider les acquis du Projet dâappui Ă lâenseignement supĂ©rieur (PAES), exĂ©cutĂ© du 19 dĂ©cembre 2018 au 31 mars 2025, Ă relever les nouveaux dĂ©fis et Ă prendre en compte les ambitions du Gouvernement notamment en matiĂšre dâadĂ©quation formation-emploi.
Lâobjectif global du PAESR est de renforcer lâaccĂšs aux filiĂšres professionnalisantes pertinentes pour le marchĂ© du travail et la gouvernance de lâenseignement supĂ©rieur et de la recherche scientifique pour une meilleure contribution au dĂ©veloppement socio-Ă©conomique du Burkina Faso.
Le projet a une durée de cinq (05) ans et permettra notamment :
- la construction de 03 Espaces numériques ouverts (ENO) ;
- lâoctroi de bourses Ă 500 Ă©tudiants pour des Ă©tudes de doctorat dans les filiĂšres prioritaires ;
- lâopĂ©rationnalisation de 04 unitĂ©s mixtes de recherche en agriculture, en matĂ©riaux (cĂ©ramique), en mines et en santĂ© dans le cadre de la mise en place dâun laboratoire fĂ©dĂ©rateur de science et technique ;
- lâacquisition dâordinateurs sous forme de subvention pour 40 000 Ă©tudiants.
Dâun coĂ»t global de 60 000 000 000 F CFA, le PAESR sera financĂ© par lâAssociation internationale pour le dĂ©veloppement (IDA) et lâEtat burkinabĂš.
Lâadoption de ce rapport permet de poursuivre les Ă©changes avec la Banque mondiale en vue de la formalisation du Projet dâappui Ă lâenseignement supĂ©rieur et Ă la recherche.
II. COMMUNICATIONS ORALES
II.1. Le ministre dâEtat, ministre de lâAgriculture, de lâeau, des ressources animales et halieutiques a fait au Conseil une communication relative au plan dâurgence contre les coupures rĂ©currentes et prolongĂ©es dâeau de lâOffice national de lâeau et de lâassainissement (ONEA).
Au Burkina Faso, la production effective dâeau potable par lâONEA est de 390 410 m3/jour. Il ressort que 122 180 m3 sont perdus par jour Ă travers le rĂ©seau de distribution ne rendant disponible au profit des consommateurs que 268 230 m3/jour. Les niveaux de perte dâeau sâĂ©lĂšvent ainsi Ă 31,3% alors que les standards internationaux se situent entre 15% et 20%.
Pour combler le dĂ©ficit dâeau potable, trois mesures urgentes seront mises en Ćuvre pour amĂ©liorer la performance globale de la chaĂźne « Production-Distribution » dâeau potable de lâONEA. Il sâagit de lâoptimisation de la production effective dâeau potable, de la maĂźtrise des pertes dâeau dans le rĂ©seau et de lâaugmentation urgente des capacitĂ©s de production de lâeau potable.
Lâensemble de ces mesures permettra dâaugmenter le disponible dâeau de plus de 180 000 m3/jour et dâamĂ©liorer les conditions de vie des populations.
Le coĂ»t du plan dâurgence sâĂ©lĂšve Ă 14 milliards 600 millions F CFA et son financement est totalement bouclĂ©. Il repose sur une mobilisation interne de ressources comprenant un rĂ©amĂ©nagement du budget du ministĂšre en charge de lâeau pour un montant de 3,6 milliards F CFA, une contribution des agences de lâeau (NakambĂ© et Liptako) pour un montant de 3,5 milliards F CFA et les ressources propres de lâONEA pour 7,5 milliards F CFA.
II.2. Le ministre de la Santé a fait au Conseil une communication relative à une baisse historique des cas et des décÚs liés au paludisme enregistrée en 2025 au Burkina Faso.
En effet, le nombre total de cas de paludisme est passé de 10 805 020 en 2024 à 7 329 278 en 2025, soit une diminution de 3 475 742 cas (-32,17 %). Chez les enfants de moins de cinq ans, la réduction est de 1 962 277 cas (-38,60 %). Le nombre de décÚs est passé de 3 523 en 2024 à 1 979 en 2025, soit une baisse de 1 544 décÚs (-43,83 %). Chez les enfants de moins de cinq ans, 893 décÚs ont été évités, représentant plus de la moitié de la baisse globale.
Ces rĂ©sultats traduisent lâimpact du leadership national et le renforcement de la gouvernance de la lutte contre le paludisme. Ils sont entre autres dus :
- aux efforts dâassainissement du cadre de vie dans certaines grandes villes ;
- Ă la distribution Ă lâĂ©chelle nationale pour la premiĂšre fois, de 14 763 528 moustiquaires de nouvelle gĂ©nĂ©ration bi-imprĂ©gnĂ©es dâinsecticides Ă longue durĂ©e dâaction ;
- Ă lâextension de la vaccination antipaludique qui depuis aoĂ»t 2025 est passĂ©e de 27 districts Ă lâensemble du pays ;
- Ă la chimio-prĂ©vention du paludisme saisonnier Plus (CPS+) ayant couvert 4 861 917 enfants et servi de plateforme pour lâidentification et la destruction des gites larvaires ;
- à la confirmation diagnostique des cas quasi systématique (99,2 %) ;
- à la mobilisation communautaire accrue et la coordination multisectorielle renforcée.
Le Conseil salue ces rĂ©sultats majeurs qui traduisent lâefficacitĂ© des orientations stratĂ©giques du Gouvernement. Il fĂ©licite lâensemble des acteurs et les invite Ă maintenir la dynamique pour une Ă©limination totale du paludisme dans notre pays.
II.3. Le ministre de lâEnseignement de base, de lâalphabĂ©tisation et de la promotion des langues nationales a fait au Conseil une communication relative Ă la rĂ©union des experts sur lâEducation et le dĂ©veloppement de la petite enfance (EDPE) en Afrique de lâOuest et du Centre, tenue du 20 au 22 janvier 2026 Ă Dakar au SĂ©nĂ©gal.
La rĂ©union des experts sur lâEducation et le dĂ©veloppement de la petite enfance sâinscrit dans une dynamique rĂ©gionale visant Ă accĂ©lĂ©rer le dĂ©veloppement holistique de lâenfant, de la naissance Ă 08 ans et Ă renforcer la capacitĂ© des pays Ă traduire leurs engagements politiques en rĂ©formes concrĂštes et mesurables. La rencontre avait Ă©galement pour objectifs dâapprĂ©cier, Ă cinq ans de lâĂ©chĂ©ance de 2030, les progrĂšs vers les cibles liĂ©es aux Objectifs de dĂ©veloppement durable.
Le Burkina Faso sâest enrichi des expĂ©riences des autres pays en matiĂšre dâĂ©ducation et de dĂ©veloppement de la petite enfance. Il a aussi partagĂ© son expĂ©rience dans le domaine de la formation des professionnels de lâĂ©ducation, de la santĂ© et de lâaction sociale.
III. NOMINATIONS
III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DU MINISTERE DE LâAGRICULTURE, DE LâEAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
- Monsieur Oula Damien OUATTARA, Mle 254 841 M, IngĂ©nieur dâagriculture, 1Ăšre classe, 4e Ă©chelon, est nommĂ© Directeur gĂ©nĂ©ral de la SociĂ©tĂ© Faso AgropĂŽles ;
- Monsieur Karim DAO, Mle 264 390 E, IngĂ©nieur en agriculture, 2e classe, 1er Ă©chelon, est nommĂ© Directeur de lâAgropĂŽle de la ComoĂ© ;
- Monsieur Guiadoma Ludovic Prosper ArsĂšne YIGO, Mle 254 842 U, IngĂ©nieur du dĂ©veloppement rural, 1Ăšre classe, 2e Ă©chelon, est nommĂ© Directeur de lâAgropĂŽle de Samendeni ;
- Monsieur DomĂ©tierkĂ© John Herman HIEN, Mle 91 388 E, IngĂ©nieur en agriculture, 2e classe, 3e Ă©chelon, est nommĂ© Directeur de lâAgropĂŽle du Sourou ;
- Monsieur PatarbtalĂ© Joseph NIKIEMA, Mle 36 431 D, IngĂ©nieur du gĂ©nie rural, 2e classe, 11e Ă©chelon, est nommĂ© Directeur de lâAgropĂŽle du NakambĂ© ;
- Monsieur Ferdinand ZONGO, Mle 264 655 M, IngĂ©nieur dâĂ©levage et de santĂ© animale, 1Ăšre classe, 3e Ă©chelon, est nommĂ© Directeur de la Vulgarisation et de recherche-dĂ©veloppement en Ă©levage.
B. AU TITRE DU MINISTERE DE LâADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE
- Madame Jacqueline Mélanie NARE/SOMA, Mle 59 758 S, Administrateur civil, 2e classe, 7e échelon, est nommée Inspecteur général des services ;
- Monsieur Francis GUINKO, Mle 346 139 U, Administrateur civil, 1Ăšre classe, 4e Ă©chelon, est nommĂ© Directeur du DĂ©veloppement institutionnel et de lâinnovation.
C. AU TITRE DU MINISTERE DE LâECONOMIE ET DES FINANCES
- Monsieur Somtigmeda Lambert ZONGO, Mle 208 087 N, Administrateur des services financiers, 1Úre classe, 9e échelon, est nommé Chef de Cabinet du ministre délégué chargé du budget ;
- Monsieur Wendpanga TĂ©lesphor MARE, Mle 212 291 K, Conseiller en amĂ©nagement du territoire et dĂ©veloppement local, 2e classe, 3e Ă©chelon, est nommĂ© Directeur des Ă©tudes spatiales et de lâamĂ©nagement du territoire ;
- Monsieur Hahadou TIABONDOU, Mle 55 762 Y, Inspecteur des impĂŽts, 2e classe, 2e Ă©chelon, est nommĂ© Chef de dĂ©partement des opĂ©rations de sĂ©curisation des terres de lâAgence nationale du domaine foncier des organismes publics ;
- Monsieur Adama COMPAORE, Mle 104 797 X, Administrateur des services financiers, 1Ăšre classe, 6e Ă©chelon, est nommĂ© Comptable principal des matiĂšres du ministĂšre de lâEnseignement de base, de lâalphabĂ©tisation et de la promotion des langues nationales.
D. AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES
Les personnes dont les noms suivent sont nommées membres au Conseil du Service universel des communications électroniques (CSU) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Au titre du ministÚre de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques :
- Monsieur Bakary KONZENE, Mle 111 315 J, Conseiller des affaires économiques.
Au titre du ministÚre de la Sécurité :
- Monsieur Zakaria HEBIE, Mle 260 666 N, Commissaire principal de police.
Le mandat des personnes dont les noms suivent est renouvelé au Conseil du Service universel des communications électroniques (CSU) pour une derniÚre période de trois (03) ans.
Au titre du ministĂšre de lâEnseignement supĂ©rieur, de la recherche et de lâinnovation :
- Monsieur Tizane DAHO, Mle 119 749 S, Professeur titulaire.
Au titre du ministĂšre de lâAgriculture, de lâeau, des ressources animales et halieutiques :
- Monsieur Oumarou OUEDRAOGO, Mle 267 761 L, Ingénieur de conception en informatique.
Au titre de la Primature :
- Monsieur Goh Germain Zontowa ZADINI, Mle 238 625 H, Conseiller en emploi et en formation professionnelle.
E. AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE
- Monsieur Sidi BARRY, Mle 217 027 N, Conseiller en gestion des ressources humaines, 2e classe, 3e Ă©chelon, est nommĂ© SecrĂ©taire technique du contrĂŽle de lâauthenticitĂ© des diplĂŽmes et titres de capacitĂ© professionnelle des agents publics ;
- Monsieur Ousmane SANDWIDI, Mle 202 774 B, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1Ăšre classe, 6e Ă©chelon, est nommĂ© SecrĂ©taire permanent de la Coordination des Ă©tablissements de formation professionnelle et de la valorisation de lâexpertise publique.
F. AU TITRE DU MINISTERE DE LâENSEIGNEMENT SUPERIEUR,
DE LA RECHERCHE ET DE LâINNOVATION
- Monsieur Babou AndrĂ© BATIONO, Mle 218 389 T, Directeur de recherche, catĂ©gorie P1, classe exceptionnelle, 1er Ă©chelon, est nommĂ© Directeur gĂ©nĂ©ral de la recherche et de lâinnovation.
III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS DâADMINISTRATION
Le Conseil a procĂ©dĂ© Ă la nomination dâAdministrateurs aux Conseils dâadministration :
- de lâOffice national de lâeau et de lâassainissement (ONEA) au titre du ministĂšre de lâAgriculture, de lâeau, des ressources animales et halieutiques ;
- de lâAgence pour la promotion des exportations du Burkina (APEX-BURKINA) au titre du ministĂšre de lâIndustrie, du commerce et de lâartisanat ;
- de lâUniversitĂ© LĂ©dĂ©a Bernard OUEDRAOGO (ULBO) et de lâAgence nationale de biosĂ©curitĂ© (ANB) au titre du ministĂšre de lâEnseignement supĂ©rieur, de la recherche et de lâinnovation.
A. MINISTERE DE LâAGRICULTURE, DE LâEAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Le Conseil a adoptĂ© un dĂ©cret portant nomination de Monsieur Issaka COMPAORE, Mle 202 302, IngĂ©nieur du gĂ©nie rural, Administrateur reprĂ©sentant lâEtat, au titre du ministĂšre de lâAgriculture, de lâeau, des ressources animales et halieutiques au Conseil dâadministration de lâOffice national de lâeau et de lâassainissement (ONEA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Dofini-Tuan Ma-Wanni Renaud SENI.
B. MINISTERE DE LâINDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE LâARTISANAT
Le Conseil a adoptĂ© un dĂ©cret portant nomination de Monsieur Boukary NAGABILA, Mle 260 356 B, Conseiller des affaires Ă©conomiques, Administrateur reprĂ©sentant lâEtat, au titre du ministĂšre de lâIndustrie, du commerce et de lâartisanat au Conseil dâadministration de lâAgence pour la promotion des exportations du Burkina (APEX-BURKINA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Ousmane Omar BARRY.
C. MINISTERE DE LâENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE LâINNOVATION
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier dĂ©cret nomme Monsieur Mahamadou ZORE, Mle 303 457 L, Conseiller des affaires Ă©conomiques, Administrateur reprĂ©sentant lâEtat, au titre du ministĂšre de lâIndustrie, du commerce et de lâartisanat au Conseil dâadministration de lâUniversitĂ© LĂ©dĂ©a Bernard OUEDRAOGO (ULBO) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le second dĂ©cret nomme les personnes ci-aprĂšs, Administrateurs au Conseil dâadministration de lâAgence nationale de biosĂ©curitĂ© (ANB) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LâETAT
Au titre du ministĂšre de lâEnseignement supĂ©rieur, de la recherche et de lâinnovation :
- Monsieur Lassina SANOU, Mle 249 819 B, MaĂźtre de recherche, en remplacement de Madame Pauline BATIONO/KANDO.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL SCIENTIFIQUE DE LâAGENCE NATIONALE DE BIOSECURITE - Monsieur Moustapha KOALA, Mle 356 348 Y, ChargĂ© de recherche, en remplacement de Monsieur ZĂ©zouma SANON.
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