BURKINA đŸ‡§đŸ‡« :COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU JEUDI 08 JANVIER 2025

Le Conseil des ministres s’est tenu Ă  Ouagadougou, le jeudi 08 janvier 2026, en sĂ©ance ordinaire, de 09 H 00 mn Ă  12 H 37 mn, sous la prĂ©sidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, PrĂ©sident du Faso, PrĂ©sident du Conseil des ministres.

Il a dĂ©libĂ©rĂ© sur les dossiers inscrits Ă  son ordre du jour, entendu des communications orales, procĂ©dĂ© Ă  des nominations et autorisĂ© des missions Ă  l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à une Ordonnance portant conditions exceptionnelles de nominations des officiers du rang des Forces armées nationales.
Depuis plusieurs annĂ©es, le Burkina Faso fait face Ă  une menace terroriste plaçant les Forces armĂ©es nationales dans un Ă©tat d’engagement permanent, avec une nĂ©cessitĂ© de renforcement continu des capacitĂ©s de commandement et d’encadrement des unitĂ©s dĂ©ployĂ©es sur les diffĂ©rents théùtres d’opĂ©rations.

Ces besoins opĂ©rationnels, essentiels Ă  l’efficacitĂ© de la conduite des opĂ©rations militaires, ne peuvent ĂȘtre pleinement couverts par les mĂ©canismes ordinaires de gestion des carriĂšres prĂ©vus par la loi n°039-2024/ALT du 29 novembre 2024 portant statut gĂ©nĂ©ral des personnels des Forces armĂ©es nationales.

La prĂ©sente ordonnance vise, Ă  titre exceptionnel, la nomination au grade de sous-lieutenant dans la catĂ©gorie d’officier du rang, certains sous-officiers de carriĂšre ayant dĂ©montrĂ© leurs aptitudes au commandement sur le théùtre des opĂ©rations et rĂ©pondant Ă  certaines exigences en termes de durĂ©e de service, conformĂ©ment Ă  la loi n°020-2025/ALT du 22 dĂ©cembre 2025 portant habilitation du Gouvernement Ă  prendre des mesures dans le cadre des sujĂ©tions liĂ©es aux nĂ©cessitĂ©s de la dĂ©fense nationale.

L’adoption de cette ordonnance permet de rĂ©pondre efficacement aux impĂ©ratifs liĂ©s au renforcement permanent des capacitĂ©s de commandement et d’encadrement des unitĂ©s dĂ©ployĂ©es sur le terrain des opĂ©rations.

Le second rapport est relatif Ă  un projet de dĂ©cret portant relecture du dĂ©cret n°2023-0501/PRES-TRANS/PM/MDAC/MATDS/MEFP/MJDHRI/MEEA du 28 avril 2023 portant crĂ©ation d’une Brigade des volontaires pour la dĂ©fense de la Patrie (BVDP).

Cette relecture vise Ă  renforcer l’ancrage normatif et structurel de la Brigade des volontaires pour la dĂ©fense de la Patrie, au regard des exigences opĂ©rationnelles actuelles.
Les innovations du décret sont, entres autres :

  • la consĂ©cration du rang d’armĂ©e de la Brigade des volontaires pour la dĂ©fense de la Patrie ;
  • la prĂ©cision des missions de la Brigade des volontaires pour la dĂ©fense de la Patrie ;
  • la prĂ©cision de sa devise ;
  • la garantie de la pĂ©rennitĂ© du dĂ©cret de crĂ©ation par le renvoi des Ă©lĂ©ments Ă©volutifs Ă  des textes distincts.

L’adoption de ce dĂ©cret permet de doter la Brigade des volontaires pour la dĂ©fense de la Patrie d’un cadre juridique adaptĂ© en vue de faire face efficacement aux enjeux sĂ©curitaires actuels.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte redevances aéronautiques et extra-aéronautiques.
Ce dĂ©cret est une relecture du dĂ©cret n°2022-054/PRES/PM du 24 janvier 2022 portant redevances aĂ©ronautiques et extra-aĂ©ronautiques. Depuis l’adoption dudit dĂ©cret, le secteur de l’aviation civile nationale a connu d’importantes mutations institutionnelles, avec notamment la crĂ©ation de la SociĂ©tĂ© des AĂ©roports du Faso (SAFA), chargĂ©e de la gestion, de l’exploitation, de la construction, du dĂ©veloppement, de la modernisation et de l’entretien des aĂ©roports du Burkina Faso.

Ce décret vise la prise en compte de la Société des Aéroports du Faso comme entité principale chargée de la gestion et de la perception des redevances aéronautiques et extra-aéronautiques.

Les principales innovations induites par le décret sont :

  • la rĂ©vision du barĂšme de la redevance des services passagers ;
  • l’instauration de nouvelles redevances telles que les redevances de l’aviation civile, les redevances de facilitation, les redevances de dĂ©veloppement des infrastructures aĂ©roportuaires, les redevances de sĂ©curisation des transports et transferts de mĂ©taux prĂ©cieux et de devises ;
  • la clarification des procĂ©dures de facturation, de recouvrement et de contrĂŽle, en vue de renforcer la traçabilitĂ© et la transparence des recettes.

L’adoption de ce dĂ©cret permet l’institution de nouvelles redevances aĂ©roportuaires et l’adaptation du dispositif rĂšglementaire Ă  la crĂ©ation de la SociĂ©tĂ© des AĂ©roports du Faso.
Le second dĂ©cret porte autorisation de perception de recettes relatives aux prestations des services d’inspection du travail du ministĂšre en charge du travail et de la protection sociale.
La perception des recettes au titre du ministĂšre en charge du travail et de la protection sociale est rĂ©gie par plusieurs dĂ©crets. Il s’agit du dĂ©cret n°99-184/PRES/PM/MTESS/MFB du 09 juin 1999 fixant le montant et les modalitĂ©s de perception des frais imprimĂ©s de dĂ©claration d’établissement et son modificatif le dĂ©cret n°2003-304/PRES/PM/MTEJ/MFB du 16 juin 2003 et du dĂ©cret n°99-183/PRES/PM/MTESS/MFB du 09 juin 1999 fixant le montant et les modalitĂ©s de perception des frais de dĂ©livrance de l’attestation de soumission aux marchĂ©s publics et son modificatif le dĂ©cret n°2003-303/PRES/PM/MTEJ/MFB du 16 juin 2003.

AprĂšs plusieurs annĂ©es de mise en application de ce cadre rĂšglementaire, des insuffisances ont Ă©tĂ© constatĂ©es. Il s’agit entre autres, de la multiplicitĂ© des textes et du contexte Ă©volutif du secteur du travail et de la protection sociale ayant conduit Ă  l’émergence de nouvelles prestations.

Le prĂ©sent dĂ©cret consacre en un texte unique, la rĂšglementation relative Ă  la perception des recettes issues des prestations fournies par l’administration du travail et de la protection sociale. Il induit Ă©galement de nouvelles prestations.
Ces prestations identifiées sont entre autres liées à :

  • la dĂ©livrance et au renouvellement de l’agrĂ©ment des bureaux, offices privĂ©s de placement et des entreprises de travail temporaire ;
  • la dĂ©livrance et au renouvellement d’agrĂ©ments des organismes de vĂ©rifications pĂ©riodiques des machines, matĂ©riels et Ă©quipements prĂ©sentant des dangers pour les travailleurs ;
  • la dĂ©livrance d’agrĂ©ments des mutuelles sociales et des unions et fĂ©dĂ©rations de mutuelles sociales.

L’adoption de ce dĂ©cret permet la mise en place d’un nouveau cadre rĂšglementaire et l’institution de nouvelles recettes en vue d’accroĂźtre la part contributive des recettes de services au budget de l’Etat.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à un projet de loi portant autorisation de ratification du protocole portant amendement de la Convention relative aux infractions et à certains actes survenant à bord des aéronefs, adopté à Montréal le 04 avril 2014.
Le protocole de MontrĂ©al est le fruit d’effort de la communautĂ© internationale pour Ă©largir la portĂ©e de la Convention de Tokyo, Ă  l’effet de permettre Ă  des Etats autres que l’Etat d’immatriculation de l’aĂ©ronef d’exercer leur compĂ©tence sur les comportements de passagers indisciplinĂ©s. En Ă©largissant la portĂ©e de la compĂ©tence sur une base obligatoire, le protocole renforce la capacitĂ© des Etats de coopĂ©rer et de limiter la gravitĂ© et la frĂ©quence des comportements indisciplinĂ©s Ă  bord des aĂ©ronefs.

Le Burkina Faso a activement participé à la conférence diplomatique de Montréal en 2014 au cours de laquelle le protocole a été adopté.
Le protocole est rentré en vigueur le 1er janvier 2020. A ce jour, il enregistre 36 signatures, 20 ratifications, 03 acceptations et 30 adhésions.
Ce projet de loi vise la ratification du protocole par notre pays en vue de donner plein effet Ă  ses dispositions.
Le Conseil a marquĂ© son accord pour la transmission dudit projet de loi Ă  l’AssemblĂ©e lĂ©gislative de Transition.

Le second rapport est relatif à un projet de décret portant révocation du Consul honoraire du Burkina Faso à Bangui, République centrafricaine.
Monsieur Boukaré SALAMBORE a été nommé Consul honoraire du Burkina Faso à Bangui, par décret n°2018-1046/PRES/PM/MAEC/MINEFID du 22 novembre 2018.
AprĂšs plusieurs annĂ©es de service, des manquements et des insuffisances ont Ă©tĂ© constatĂ©s dans l’accomplissement de la mission du Consul honoraire de notre pays Ă  Bangui.
L’adoption de ce dĂ©cret consacre la rĂ©vocation de Monsieur BoukarĂ© SALAMBORE de sa fonction de Consul honoraire du Burkina Faso Ă  Bangui pour faute grave, conformĂ©ment Ă  l’article 15 du dĂ©cret n°2024-0453/PRES-TRANS/PM/MAECRBE/MEFP du 17 avril 2024 portant rĂ©glementation de l’ouverture des postes consulaires honoraires et l’exercice de la fonction de Consul honoraire du Burkina Faso Ă  l’étranger.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte organisation du ministÚre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale.
Ce décret est une relecture du décret n°2024-1464/PRES/PM/MFPTPS du 27 novembre 2024 portant organisation du ministÚre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale.

Cette relecture vise à prendre en compte le nouveau découpage administratif et les nouvelles orientations du Gouvernement en vue de la rationalisation des structures des départements ministériels et à se conformer au décret portant organisation-type des départements ministériels.
Les innovations majeures du décret sont :

  • la crĂ©ation du SecrĂ©tariat technique du contrĂŽle de l’AuthenticitĂ© des diplĂŽmes et titres de capacitĂ©s professionnelles des Agents publics (ST-ADT/AP) ;
  • la crĂ©ation d’une Direction rĂ©gionale de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale en abrĂ©gĂ© « DRFPTPS » dans chacune des 17 rĂ©gions du Burkina Faso par la fusion de la Direction rĂ©gionale de la Fonction publique et la Direction rĂ©gionale du Travail et de la protection sociale ;
  • la crĂ©ation du poste de Directeur rĂ©gional adjoint de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale ;
  • le changement de dĂ©nomination de la Direction du contrĂŽle de l’hygiĂšne et de la sĂ©curitĂ© et santĂ© au travail au sein de l’Inspection mĂ©dicale du travail qui devient Direction du contrĂŽle de l’hygiĂšne et de la santĂ© au travail ;
  • la crĂ©ation d’un service du protocole.

L’adoption de ce dĂ©cret permet au ministĂšre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale de se doter de nouveaux textes rĂšglementaires en vue d’assurer efficacement ses missions.

Le second dĂ©cret porte statut particulier du mĂ©tier « Mines et Ă©nergie ». Ce dĂ©cret est une relecture du dĂ©cret n°2021-0430/PRES/PM/MINEFID/MFPTPS du 19 mai 2021 portant statut particulier du mĂ©tier « Mines et Ă©nergie » pour se conformer aux changements opĂ©rĂ©s dans le RĂ©pertoire interministĂ©riel des mĂ©tiers de l’Etat (RIME) et actualiser les dispositions concernant la nomenclature des emplois dudit mĂ©tier.

Les innovations majeures de ce décret sont :

  • la nomination des Electrotechniciens dans l’emploi de Technicien supĂ©rieur en Ă©nergie dans les dispositions transitoires de l’emploi ;
  • la nomination des IngĂ©nieurs d’application de la gĂ©ologie et des mines dans l’emploi d’IngĂ©nieur des travaux en gĂ©ologie et mines ;
  • l’introduction d’une disposition explicitant la notion de « structure de formation publique ou privĂ©e agréée par l’Etat », employĂ©e pour designer certains Ă©tablissements de formation professionnelle, dans les dispositions communes ;
  • l’introduction d’une disposition spĂ©cifique relative au dĂ©tachement du fonctionnaire stagiaire.

L’adoption de ce dĂ©cret permet une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif Ă  trois (03) projets de dĂ©cret portant respectivement nomination Ă  titre sĂ©lectif aux grades d’Inspecteur de sĂ©curitĂ© pĂ©nitentiaire major, d’Inspecteur de sĂ©curitĂ© pĂ©nitentiaire divisionnaire et d’Inspecteur de sĂ©curitĂ© pĂ©nitentiaire principal.

La nomination de ces personnes aux diffĂ©rents grades vise l’application des dispositions du dĂ©cret n°2017-0885/PRES/PM/MJDHPC/MINEFID du 21 septembre 2017 portant modalitĂ©s d’avancement dans les corps de la Garde de sĂ©curitĂ© pĂ©nitentiaire.

L’adoption de ces dĂ©crets permet la nomination Ă  titre sĂ©lectif de trois (03) personnes au grade d’Inspecteur de sĂ©curitĂ© pĂ©nitentiaire major, de cinq (05) personnes au grade d’Inspecteur de sĂ©curitĂ© pĂ©nitentiaire divisionnaire et de dix (10) personnes au grade d’Inspecteur de sĂ©curitĂ© pĂ©nitentiaire principal.

Le second rapport est relatif Ă  un dĂ©cret portant remise de peines Ă  l’occasion du 1er janvier 2026.
La Constitution du 2 juin 1991 en son article 54, accorde un droit de grĂące au Chef de l’Etat. Ainsi, Ă  l’occasion du 1er janvier de chaque annĂ©e, le Chef de l’Etat use de ce droit rendu applicable par la loi n°010-2017/AN du 10 avril 2017 portant rĂ©gime pĂ©nitentiaire au Burkina Faso.
Ce dĂ©cret vise Ă  accorder des remises totales ou partielles de peines Ă  des dĂ©tenus condamnĂ©s Ă  des peines d’emprisonnement Ă  temps et des commutations de peines Ă  des condamnĂ©s Ă  vie et dont les jugements sont devenus dĂ©finitifs.
Pour la nouvelle année 2026, ce sont trois cent soixante-douze (372) détenus condamnés qui sont concernés pour la remise totale du reliquat de leurs peines et cinq cent quatre-vingt-dix (590) pour une remise partielle de peines allant de 03 à 12 mois et enfin un (01) condamné à vie pour la commutation des peines.
Ces bĂ©nĂ©ficiaires ont Ă©tĂ© choisis suivant les critĂšres et conditions tenant Ă  l’ñge, Ă  la minoritĂ© pĂ©nale, Ă  l’état de santĂ© prĂ©caire ou Ă  l’intĂ©rĂȘt portĂ© aux travaux dans les unitĂ©s de production agricole, les ateliers et travaux communautaires. Un accent a Ă©tĂ© Ă©galement mis sur les condamnĂ©s ayant sollicitĂ© la commutation de leurs peines Ă  la peine de Travail d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral (TIG).

Ces mesures de grĂące ou de remise de peines s’inscrivent dans une dĂ©marche humanitaire visant Ă  offrir une seconde chance aux personnes condamnĂ©es ayant manifestĂ© des efforts tangibles de rĂ©habilitation.

L’adoption de ce dĂ©cret permet la remise totale, partielle et de commutation de peines Ă  neuf cent soixante-trois (963) dĂ©tenus, Ă  l’occasion du 1er janvier 2026.
La liste de ces bénéficiaires sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adoptĂ© un dĂ©cret portant modification du dĂ©cret n°2024-1251/PRES/PM/MICA/MEF/MI du 29 octobre 2024 portant crĂ©ation d’une sociĂ©tĂ© d’économie mixte dĂ©nommĂ©e « SociĂ©tĂ© de Fabrique et de Pose de Rails ».
La modification de ce décret vise à ramener la participation de la Société Ouest africaine de fonderie (SOAF) de 25% à 5% dans le capital social de la Société de Fabrique et de Pose de Rails (FASO RAILS).

Ainsi, le capital social de FASO RAILS, fixĂ© Ă  dix milliards F CFA, est dĂ©tenue dĂ©sormais Ă  95% par l’Etat burkinabĂš et ses dĂ©membrements et Ă  5% par le privĂ©.
L’adoption de ce dĂ©cret permet de modifier les parts dĂ©tenues par l’Etat et la SociĂ©tĂ© Ouest africaine de fonderie dans le capital social de la SociĂ©tĂ© de Fabrique et de Pose de Rails.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques a fait au Conseil une communication relative à la situation de la collecte bord champs au titre de la campagne agricole 2025-2026.

Le Burkina Faso s’est engagĂ© depuis 2023 dans la mise en Ɠuvre de l’Offensive agropastorale et halieutique (OAPH) dont l’objectif est de parvenir Ă  la souverainetĂ© alimentaire Ă  l’horizon 2025. C’est dans ce cadre que la SociĂ©tĂ© nationale de gestion du stock de sĂ©curitĂ© alimentaire (SONAGESS), Ă©rigĂ©e en centrale d’achats, pratique la collecte bord champs au titre de la campagne agricole 2025-2026. Cette approche vise l’achat direct auprĂšs des producteurs afin de constituer des stocks de souverainetĂ©, soutenir la production nationale et contribuer Ă  la rĂ©gulation des marchĂ©s.

Ainsi, l’objectif global de la collecte pour la campagne agricole 2025-2026 est de 530 000 tonnes de cĂ©rĂ©ales (maĂŻs, mil, sorgho, riz paddy) et de lĂ©gumineuses (NiĂ©bĂ©/haricot) rĂ©parties comme suit :

  • 300 000 tonnes de riz paddy ;
  • 150 000 tonnes de maĂŻs ;
  • 30 000 tonnes de sorgho ;
  • 15 000 tonnes de mil ;
  • 35 000 tonnes de niĂ©bĂ©.
    Le coĂ»t de collecte des 530 000 tonnes est Ă©valuĂ© Ă  95 844 025 000 F CFA auxquels il faudra ajouter les charges inhĂ©rentes (transport, manutention, etc.) et le coĂ»t liĂ© Ă  l’acquisition des matĂ©riels. Le financement est assurĂ© en grande partie par les ressources propres de la SONAGESS et des concours financiers. Les prix d’achat ont Ă©tĂ© fixĂ©s de maniĂšre rĂ©munĂ©ratrice pour les producteurs tout en prĂ©servant les capacitĂ©s de rĂ©gulation des marchĂ©s.
    Une dynamique positive enregistrée au cours du mois de décembre laisse entrevoir une amélioration progressive des performances de collecte.

II.2. Le ministre des Affaires Ă©trangĂšres, de la coopĂ©ration rĂ©gionale et des BurkinabĂš de l’extĂ©rieur a fait au Conseil trois (03) communications :

  • la premiĂšre communication est relative Ă  l’élection du Burkina Faso dans trois organes subsidiaires de l’UNESCO, Ă  l’occasion de la 43e ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale, tenue le 10 novembre 2025 Ă  Samarcande, en OuzbĂ©kistan.

Le Burkina Faso a Ă©tĂ© Ă©lu au sein du ComitĂ© juridique pour un mandat de deux (02) ans, du Conseil du programme hydrologique intergouvernemental (PHI) pour un mandat de quatre (04) ans et du ComitĂ© intergouvernemental pour la promotion du retour des biens culturels Ă  leur pays d’origine pour un mandat de quatre (04) ans.
Ce succĂšs diplomatique illustre la pertinence du changement de paradigme impulsĂ© par son Excellence Monsieur le PrĂ©sident du Faso, fondĂ©e sur l’affirmation de notre souverainetĂ©, la diversification de nos partenariats et l’engagement d’une diplomatie d’influence au service du peuple.
La ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale, organe suprĂȘme de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), rĂ©unit tous les deux ans les reprĂ©sentants des Etats membres pour dĂ©finir les orientations stratĂ©giques et adopter le budget.

  • la deuxiĂšme communication est relative au compte rendu de la participation du Burkina Faso Ă  la 65e session de la Commission prĂ©paratoire de l’Organisation du TraitĂ© d’interdiction complĂšte des essais nuclĂ©aires (OTICE), tenue du 10 au 14 novembre 2025 Ă  Vienne en Autriche.

Au cours de la session, le Burkina Faso a rĂ©affirmĂ© son attachement au dĂ©sarmement nuclĂ©aire et Ă  l’universalisation du TraitĂ© d’interdiction complĂšte des essais nuclĂ©aires (TICE). La dĂ©lĂ©gation burkinabĂš a Ă©galement profitĂ© de cette tribune pour plaider en faveur des projets de renforcement des capacitĂ©s du Centre national de donnĂ©es (CND).

Notre pays, inscrit dans une dynamique de dĂ©veloppement de l’énergie nuclĂ©aire Ă  des fins civiles, a saisi l’occasion pour renforcer les capacitĂ©s de ses experts en vue d’une meilleure appropriation des questions nuclĂ©aires dans la perspective d’une fructueuse collaboration avec les autres Etats.

  • la troisiĂšme communication est relative au compte rendu de la tenue couplĂ©e de la 5e session de la Commission mixte de coopĂ©ration entre le Burkina Faso et le Royaume du Maroc ainsi que la cĂ©lĂ©bration du 60e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, tenues le 10 dĂ©cembre 2025 Ă  Ouagadougou.

La 5e session de la Commission mixte de coopĂ©ration entre le Burkina Faso et le Royaume du Maroc a permis d’élargir le cadre juridique de la coopĂ©ration entre les deux pays Ă  d’autres domaines mutuellement avantageux. A l’issue des travaux, douze (12) accords ont Ă©tĂ© signĂ©s portant entre autres, sur le travail, les permis de conduire nationaux, la protection civile, la jeunesse, l’agriculture, les infrastructures routiĂšres, l’octroi de bourses et la formation professionnelle.
La cĂ©lĂ©bration du 60e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays a Ă©tĂ© marquĂ©e par l’organisation d’un panel autour de deux thĂšmes Ă  savoir « CoopĂ©ration entre le Burkina Faso et le Royaume du Maroc dans les domaines de la formation professionnelle et acadĂ©mique : opportunitĂ©s, dĂ©fis et perspectives » et « Initiatives royales pour l’accĂšs des pays du Sahel Ă  l’OcĂ©an atlantique : Ă©tat des lieux, dĂ©fis et perspectives pour le Burkina Faso ».

II.3. Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso au Salon international de l’Entrepreneuriat-AES, tenu du 18 au 21 novembre 2025 Ă  Bamako, RĂ©publique du Mali.
OrganisĂ© sous le thĂšme « Entrepreneuriat, facteur d’intĂ©gration et de dĂ©veloppement Ă©conomique des pays de la ConfĂ©dĂ©ration de l’AES », ce salon s’inscrit dans la dynamique de coopĂ©ration et d’intĂ©gration Ă©conomique prĂŽnĂ©e par la ConfĂ©dĂ©ration de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Il a servi de plateforme d’échanges, d’apprentissage et de valorisation des initiatives entrepreneuriales portĂ©es par les acteurs Ă©conomiques, institutionnels et acadĂ©miques de l’espace confĂ©dĂ©ral.
La dĂ©lĂ©gation du Burkina Faso a exposĂ© des produits de jeunes entrepreneurs nationaux. Elle a par ailleurs mis en lumiĂšre les politiques et initiatives de notre pays en matiĂšre d’entrepreneuriat, de formation professionnelle et d’innovation.

II.4. Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a prĂ©sentĂ© au Conseil une communication relative Ă  l’approbation du Burkina Faso pour l’organisation de la 10e Ă©dition du Championnat d’Afrique de scrabble francophone (CHAMPAS), prĂ©vue du 09 au 19 avril 2026 Ă  Ouagadougou.
Ce championnat est une tribune d’expression et d’intĂ©gration de la jeunesse africaine. Le ComitĂ© exĂ©cutif de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de scrabble francophone (CASF) a portĂ© son choix pour la premiĂšre fois sur notre pays qui abritera le 10e CHAMPAS en raison de son dynamisme, de sa contribution Ă  la promotion du scrabble Ă©ducatif et des efforts des plus hautes autoritĂ©s dans l’intĂ©gration des peuples africains.
Cette activité connaitra la participation de plus de dix-neuf (19) pays africains.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Les personnes dont les noms suivent sont nommĂ©es Ă  titre sĂ©lectif au grade d’inspecteur de sĂ©curitĂ© pĂ©nitentiaire major pour compter du 21/07/2025.

  • Madame NaloubebouolĂš Annick DABIRE, Mle 92 573 P ;
  • Madame Henriette RAMDE/NIKIEMA, Mle 92 575 M ;
  • Monsieur HonorĂ© GrĂ©goire KARAMBERY, Mle 92 574 D.

Les personnes dont les noms suivent sont nommĂ©es Ă  titre sĂ©lectif au grade d’inspecteur de sĂ©curitĂ© pĂ©nitentiaire divisionnaire pour compter du 08/07/2025.

  • Monsieur Etienne KAGAMBEGA, Mle 222 272 J ;
  • Monsieur Etienne KANGABEGA, Mle 222 271 C ;
  • Monsieur Abdoulaye KEBRE, Mle 222 269 H ;
  • Monsieur Hubert KI, Mle 222 273 X ;
  • Monsieur FrĂ©dĂ©ric OUEDRAOGO, Mle 222 270 V.

Les personnes dont les noms suivent sont nommĂ©es Ă  titre sĂ©lectif au grade d’inspecteur de sĂ©curitĂ© pĂ©nitentiaire principal pour compter du 22/07/2025.

  • Monsieur RenĂ© 1er triplet BAKIONO, Mle 113 352 P ;
  • Monsieur Apollinaire KABORE, Mle 92 598 G ;
  • Monsieur Paul KABORE, Mle 92 601 C ;
  • Monsieur Issouf KOUSSOUBE, Mle 222 275 V ;
  • Monsieur Nia ZiĂ© OUATTARA, Mle 57 362 L ;
  • Monsieur Siaka OUATTARA, Mle 240 039 M ;
  • Monsieur Alexis PARE, Mle 213 760 M ;
  • Monsieur SoumaĂŻla SEBEGO, Mle 59 961 E ;
  • Monsieur SĂ Ă yirnibĂš Jean Eudes SOME, Mle 203 376 K ;
  • Monsieur Dialinli YONLI, Mle 98 081 F.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procĂ©dĂ© Ă  la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

  • de l’AcadĂ©mie de police (AP) au titre du ministĂšre de la SĂ©curitĂ© ;
  • des Centres hospitaliers rĂ©gionaux (CHR) de Koudougou et de Kaya ainsi que du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tengandogo au titre du ministĂšre de la SantĂ© ;
  • de l’Agence nationale de promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC) au titre du ministĂšre de la Transition digitale, des postes et des communications Ă©lectroniques ;
  • de l’Institut gĂ©ographique du Burkina (IGB) au titre du ministĂšre des Infrastructures et du dĂ©senclavement.
    Le Conseil a Ă©galement procĂ©dĂ© Ă  la nomination de PrĂ©sidents aux Conseils d’administration de l’AcadĂ©mie de police (AP) et de l’Institut gĂ©ographique du Burkina (IGB).

A. MINISTERE DE LA SECURITE
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier dĂ©cret nomme les personnes ci-aprĂšs, Administrateurs au Conseil d’administration de l’AcadĂ©mie de police (AP) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministÚre de la Sécurité :

  • Monsieur BarkĂ© Ibrahima TALL, Mle 111 486 E, ContrĂŽleur gĂ©nĂ©ral de police, en remplacement de Madame Marie Denise SEBGO ;
  • Monsieur BĂ©nĂ©windĂ© SANKARA, Mle 119 404 P, Commissaire divisionnaire de police, en remplacement de Monsieur WendinmanegdĂ© Emmanuel ZONGO.
    Au titre du ministÚre de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions :
  • Monsieur Seydou SOULAMA, Mle 130 401 U, Magistrat, en remplacement de Madame Antoinette KANZIE.
    ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CORPS PROFESSORAL DE L’ACADEMIE DE POLICE
  • Monsieur Jeano NADEMBEGA, Mle 283 353 T, Commissaire principal de police, en remplacement de Monsieur Wambi Roland ZONGO.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’ACADEMIE DE POLICE

  • Monsieur KotiĂ© Alidou ZIBA, Mle 203 507 Z, Lieutenant de police, en remplacement de Monsieur Yam HossĂ©ny 2e jumeau ZONGO.
    ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE COMITE DES ELEVES DE L’ACADEMIE DE POLICE
  • Monsieur Arnaud YE, Mle 109 585, ElĂšve Commissaire de police, pour la durĂ©e de son mandat de DĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral, en remplacement de Monsieur Sakado Edmond OUEDRAOGO.

Le deuxiĂšme dĂ©cret renouvelle le mandat des personnes ci-aprĂšs, Administrateurs reprĂ©sentant l’Etat au Conseil d’administration de l’AcadĂ©mie de police (AP) pour une derniĂšre pĂ©riode de trois (03) ans.
Au titre du ministĂšre de l’Enseignement supĂ©rieur, de la recherche et de l’innovation :

  • Madame Patricia Lucie OUEDRAOGO/ZOUNGRANA, Mle 59 245 P, Professeur titulaire en MathĂ©matiques.
    Au titre du ministĂšre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :
  • Madame Esther WendpouirĂ© SAWADOGO, Mle 238 003 P, Conseiller en gestion des ressources humaines.
    Au titre du ministùre de l’Economie et des finances :
  • Monsieur Kiswendssida Issaka YAMEOGO, Mle 212 319 Y, Conseiller des affaires Ă©conomiques.

Le troisiĂšme dĂ©cret nomme Monsieur BarkĂ© Ibrahima TALL, Mle 111 486 E, ContrĂŽleur gĂ©nĂ©ral de police, PrĂ©sident du Conseil d’administration de l’AcadĂ©mie de police (AP) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Madame Marie Denise SEBGO.

B. MINISTERE DE LA SANTE
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier dĂ©cret nomme Monsieur Zakariya SAWADOGO, Mle 226 327 D, Inspecteur du travail, Administrateur reprĂ©sentant l’Etat, au titre du ministĂšre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale au Conseil d’administration du Centre hospitalier rĂ©gional (CHR) de Koudougou pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur YamganĂ©grĂ© Jude OUEDRAOGO.
Le deuxiĂšme dĂ©cret nomme Monsieur Wendinmi Parfait KABORE, Mle 97 990 P, Inspecteur du travail, Administrateur reprĂ©sentant l’Etat, au titre du ministĂšre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale au Conseil d’administration du Centre hospitalier rĂ©gional (CHR) de Kaya pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur DjissĂ© SOUGUE.

Le troisiĂšme dĂ©cret nomme Monsieur Issoufou OUEDRAOGO, Mle 105 246 A, Inspecteur du travail, Administrateur reprĂ©sentant l’Etat, au titre du ministĂšre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tengandogo pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Daouda OUEDRAOGO.

C. MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES
Le Conseil a adoptĂ© un dĂ©cret portant renouvellement du mandat de Monsieur Casimir NIKIEMA, Mle 109 906 N, IngĂ©nieur de conception en informatique, Administrateur reprĂ©sentant l’Etat, au titre du ministĂšre de l’Economie et des finances au Conseil d’administration de l’Agence nationale de promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC) pour une derniĂšre pĂ©riode de trois (03) ans.

D. MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier dĂ©cret nomme Monsieur BetersoghnĂ© Cuthbert SOMDA, Officier, Administrateur reprĂ©sentant l’Etat, au titre du ministĂšre de la DĂ©fense et des anciens combattants au Conseil d’administration de l’Institut gĂ©ographique du Burkina (IGB) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le deuxiĂšme dĂ©cret renouvelle le mandat des personnes ci-aprĂšs, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut gĂ©ographique du Burkina (IGB) pour une derniĂšre pĂ©riode de trois (03) ans.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministÚre des Infrastructures et du désenclavement :

  • Monsieur Michel KAFANDO, Mle 39 679 C, Inspecteur du trĂ©sor.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’INSTITUT GEOGRAPHIQUE DU BURKINA

  • Madame Bienlo Olga Michelle KAMBIRE/KY, Mle 50 001 W, Agent commercial.
    Le troisiĂšme dĂ©cret renouvelle le mandat de Monsieur Michel KAFANDO, Mle 39 679 C, Inspecteur du trĂ©sor, PrĂ©sident du Conseil d’administration de l’Institut gĂ©ographique du Burkina (IGB) pour une derniĂšre pĂ©riode de trois (03) ans.

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